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 Itw & Conférences de presse

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Cyrielle


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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Ven 20 Fév 2009 - 22:03


Gilles Simon : "Je n’aime pas que les équipes jouent le nul"

vendredi 20 février 2009

Tsonga, Monfils, Gasquet, Simon : la génération montante du tennis français. Comme la bande à Benzema, ils cassent les codes, entraînant avec eux un nouvel engouement dans le tennis. La balle jaune entend quand même rester classe alors niveau appellation, on a donné dans « Les 4 Mousquetaires ». Mouais. Pour décrire Gilles Simon, le parallèle avec Iniesta est plus évident. Le genre de gars qui n’est pas sur l’affiche de l’Open 13, alors qu’il est tête de série numéro 2. Entretien.

C’est marrant, avec Jo-Wilfried Tsonga, vous avez le même objectif : ne pas perdre de temps dans les premiers tours. Comme arrive à le faire Andy Murray par exemple...
Je ne pense pas que Murray se fixe une limite de temps en arrivant sur le court. Il vient pour jouer son jeu. Cela dit, Murray, ça a été un de ses problèmes pendant bien longtemps. Ses scores, c’était parfois du n’importe quoi : des 6-1,1-6… Aujourd’hui, il a compris cela, il laisse très peu de jeux à son adversaire.

C’est avant tout une question de fraîcheur ?
Non, ce n’est pas tant au niveau de la fatigue. Plutôt au niveau de l’enjeu... quand tu concèdes un set, tu n’as plus droit à l’erreur derrière. Et ça peut donner une défaite bête. Nadal, lui, il ne perd jamais bêtement.

C’est peut-être dû à la pression que tu te mets.
Il y a de nouveaux facteurs à gérer. Ici, j’ai envie de gagner. J’ai essayé de frapper fort, j’ai arrosé un peu partout et ça ne m’aide pas à mieux jouer, paradoxalement. Pour l’instant, j’arrive à me hisser au niveau de mon adversaire, il faudrait maintenant que j’arrive à imposer mon propre jeu.

Tu parles d’assurer le résultat. C’est très Ligue 1 tout ça, le Barcelone du tennis, ce n’est pas pour de suite ?
Concernant la Ligue 1, un match n’est jamais aussi mauvais que lorsque les deux équipes jouent le match nul. C’est pour ça qu’il faudrait privilégier encore plus la victoire pour forcer les équipes à sortir. En tennis, on peut moins se cacher. Après, c’est vrai, je choisis mes tournois. Mais je me verrais mal sortir rapidement d’un tournoi qui me tient à cœur sous prétexte que j’ai tenté un jeu plus offensif.

Ton équipe de cœur, c’est Nice ?
Bien sûr. Lorsque j’étais petit, mon père a dû remonter sur Paris pour le travail mais toute ma famille est restée à Nice. Je suis allé au Stade du Ray à plusieurs reprises et ça me plaisait bien.

En football, il y a un conflit des générations. Est-ce que c’est pareil au tennis ? Est-ce que tu es dans la génération Playstation face aux anciens qui jouaient aux cartes ?
C’est toujours compliqué quand on a été au top, que l’on a été le centre d’attention de tout le monde et que tout d’un coup, il y a des petits jeunes qui arrivent et qui veulent ta place. Les anciens ont l’impression d’être mis à la porte. Heureusement, au tennis, il y a plus des gens comme Fabrice Santoro. C’est un de ceux qui nous a le plus acceptés, qui s’est entraîné avec nous. En football, il y a en plus le fait d’être titulaire ou remplaçant. Tu prends la place de quelqu’un. En tennis, le seul moment où c’est un peu chaud, c’est quand on parle de Coupe Davis. Des gué-guerres, il y en a eu. En tout cas, le jour où je verrai des jeunes arriver, j’essaierai de faire comme Fabrice et de laisser la place.

Justement la Coupe Davis, Gaël Monfils affirmait être sûr de faire partie de l’aventure. Tu es aussi confiant ?
Oui, je pense qu’on a notre place sans problème. J’ai bien regardé le classement lundi, on mérite d’y être. Aujourd’hui, il y a cinq joueurs, Jo, Gaël, Richard, Micka et moi. Après, comment ça va s’agencer quand on sera là-bas, on verra. Au dernier moment, il y en a toujours un blessé ou en méforme. On a la chance de faire une équipe sans hiérarchie mais en fonction des surfaces et des joueurs, c’est mieux.

Et avec Domenech capitaine à la place de Guy Forget, ça serait la même logique ?
Lorsqu’on est capitaine, on a des choix à faire et on doit être convaincu que ce sont les bons. Après, on est comme tout le monde, on doit être jugé sur ses résultats. Même si rester en place est important pour créer un esprit d’équipe, il ne faut pas s’y accrocher à tout prix, alors que l’on sent qu’on a le vent dans le dos.

Propos recueillis par Romain Canuti

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Cyrielle


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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Sam 21 Fév 2009 - 8:43


Tennis - Marseille - Simon : «Parasiter son jeu»


21/02/2009 01:40

Après sa victoire (6-2, 6-4) face à Julien Benneteau, Gilles Simon a analysé son match et répondu au petit contentieux l'opposant à son adversaire du jour : «Je n'ai vraiment pas envie d'être en conflit avec lui. C'est quelqu'un d'intelligent et de vraiment sympa. Mais il y a eu un jeu de presse autour de tout ça. J'ai apporté ma réponse à Sydney et il n'y a pas de problème. Et il ne faut pas qu'il y en ait. C'est trop bête. » Et le 8e mondial a évoqué son prochain adversaire, Michaël Llodra. Il s'attend à un combat difficile face à un grand serveur, toujours très difficile à manoeuvrer en indoor.

« Gilles Simon, vous êtes apparu plus calme lors de ce quart de finale.

A un moment, j'ai senti que je pouvais devenir nerveux. J'ai été un peu plus posé et un peu plus réfléchi quand j'ai commencé à m'agacer au début du second set lors de mes balles de break. Cela commençait un peu à monter (sourires). Mais j'ai réussi à bien me poser au changement de côté, je me suis dit : tu mènes 6-2, 4-3, tout va bien et reste concentré. J'ai réussi à être plus stable qu'hier (jeudi contre Rainer Schüttler).

Vous n'êtes pas très copain avec Julien Benneteau depuis sa déclaration à Lyon, est-ce que cela a joué dans ce match ?
C'est un joueur avec qui j'ai passé pas mal de temps sur des tournois. On s'est très bien entendu, par exemple sur le tournoi de Casablanca. Il a fait une déclaration maladroite dans la presse et j'ai voulu mettre fin à ça. Ce n'est pas une bonne chose parce que c'est normal qu'il puisse y avoir un peu de jalousie de la part de certains. Au début, je me suis dit : laisse courir car c'est vraiment un mec bien. Je n'ai pas envie d'être en conflit avec lui. C'est quelqu'un d'intelligent et de vraiment sympa. Mais il y a eu un jeu de presse autour de tout ça. J'ai apporté ma réponse à Sydney et il n'y a pas de problème. Et il ne faut pas qu'il y en ait. C'est trop bête.

Ce contexte a-t-il généré un supplément de tension sur ce match ?
Honnêtement, non. Je joue mon match, j'ai envie de gagner et ce n'est pas parce que c'est quelqu'un qui a pu faire une déclaration maladroite dans la presse. Je n'ai rien à prouver sur un match. Une carrière de tennis ne se joue pas en face à face. S'il m'avait battu aujourd'hui, ce n'est pas pour ça qu'il aurait été plus fort que moi. Sinon, cela signifie que je suis plus fort que Federer. Cela m'arrange (rires). Je montre mon niveau par mes résultats et mon classement. Je n'ai pas envie d'avoir une vengeance personnelle sur le terrain (rires). J'ai juste envie de faire mon match. Je pense être plus solide que lui sur l'ensemble d'une saison. Je sais que sur un match, cela peut être très compliqué. Comme je sais que je suis moins fort que Federer ou Nadal, mais pour autant que j'ai une chance de gagner sur un match.

Le fait que vous fassiez souvent déjouer n'engendre-t-il pas plus de frustration chez vos adversaires et certains commentaires ?
Je ne pense pas. J'ai du mal à imposer mon jeu. Je me mets parfois au niveau de mon adversaire. J'ai un niveau de jeu qui varie énormément. Quand je joue contre de très bons joueurs, c'est plus facile pour moi de très bien jouer parce que c'est très exigeant dans le jeu et physiquement. Même si j'ai souvent besoin d'un set d'adaptation, il y a un moment où j'arrive à me mettre à leur niveau. C'est ma qualité première : ne jamais être en dessous de mon adversaire. Mais il faudrait que j'arrive à être au-dessus de lui. Ce que je n'arrive pas à faire contre des joueurs moins solides.

L'attente que vous suscitez est-elle une source de stress ?
J'ai le sentiment d'être plus attendu, mais ce n'est pas l'attente du public. J'ai déjà connu cette attente-là lors des Grands Chelems. C'est autre chose. Même si cela ne dépend pas que de moi - et loin de là - j'ai le sentiment que le tournoi repose plus sur certains joueurs que d'autres. J'ai déjà connu cette impression aux Masters France parce que j'étais le mieux classé du tournoi. Là ce n'est pas le cas, il y a plein de bons joueurs, Jo, Djoko, Gaël, etc, mais je me sens un peu redevable par rapport au tournoi. Il faut que j'arrive à m'habituer à ça.

Vous sentez-vous à l'aise face à des serveurs-volleyeurs comme votre prochain adversaire, Michaël Llodra ?
Je ne pense pas que quelqu'un soit à l'aise avec ça. Sur surface rapide, ce n'est pas facile face à un joueur qui a son service comme arme principale et qui est en confiance sur ce coup-là. J'ai vu jouer Mika en début de saison, il servait moins bien. Je l'ai vu sur ces trois matches ici, j'ai trouvé qu'il servait très bien (sourires). J'aurais vraiment préféré jouer contre lui à Rotterdam et pourtant ça allait vite aussi là-bas. Il a retrouvé son service sur quelques matches, mais le relanceur a aussi son rôle à jouer. Si j'arrive à le faire jouer un maximum et à le faire douter là-dessus, il peut se crisper sur ce coup. C'est le baromètre de son jeu. Quand son service va, il est en confiance. Quand son service va moins bien, il perd pas mal de repères. Ce n'est pas forcément agréable car ces grands serveurs sont plus difficiles à dérégler en salle qu'ailleurs. Il n'y a pas de vent ou de soleil, cela va vite. C'est une surface qui est à son avantage, mais je sais que j'ai les armes dans mon jeu pour le battre, même sur dur en salle. Je vais tout faire pour parasiter un maximum son jeu. »

Recueilli par Sophie DORGAN, à Marseille

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Sam 21 Fév 2009 - 8:48

J'ai loupé un épisode là... Je savais pas qu'il y avait eu une histoire avec Bennet'... Suspect
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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Ven 27 Fév 2009 - 18:25


Les réactions

Gilles Simon (FRA/éliminé en demi-finale) : «Je menais une manche à rien et je jouais bien mieux que lui à ce moment-là et de loin. Il faisait tellement de fautes en fond de court ! J'ai juste très mal joué, donc même quand j'ai eu ma chance je n'ai pas été capable de la saisir. J'ai eu des occasions pour faire le break dans le deuxième et dans le troisième set mais à chaque fois j'ai commis des fautes. J'ai eu suffisamment de chances de gagner cette rencontre et finalement je perds. Voilà pourquoi c'est un très mauvais match pour moi.»

L'Equipe


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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Dim 8 Mar 2009 - 16:38


Coupe Davis - Simon: "Difficile pour moi"

Eurosport | dim 8 mars, 17:30

Pour ses débuts en Coupe Davis, Gilles Simon est le grand malheureux du week-end avec deux défaites en deux matches. "J'ai connu des défaites bien pires que celle-là en termes de niveau de jeu. Mais celle-là fait mal parce que c'est la Coupe Davis."

"C'est très difficile pour moi car j'ai perdu mes deux matches. Tu ne peux pas ressentir une tristesse comme ça après un match "normal", parce qu'une défaite en Coupe Davis n'engage pas que toi."

"J'ai l'habitude depuis tout petit de perdre des matches de tennis et j'en perdrai encore des tonnes. Celui-ci se joue à rien, comme souvent en tennis. Je n'ai jamais été capable de me transcender dans les moments chauds. J'ai flanché dans les deux tie-break, exactement comme vendredi."

"Quand j'ai fait finale à Madrid (en 2008) je gagne quatre matches 7-6 au troisième. Là je joue quatre tie-breaks et je prends des tôles à chaque fois. Mais ce n'est pas la pression de l'événement qui m'a fait rater. C'est autre chose. Un manque de confiance en général."

www.eurosport.fr

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Dim 8 Mar 2009 - 17:13

Le pauvre, ça me fait mal pour lui. pale
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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Dim 8 Mar 2009 - 17:24


Les "regrets" de Simon



Face à Tomas Berdych, Gilles Simon a eu sa chance, il le reconnaît. Si cette défaite lors de son premier match de Coupe Davis a été une "belle expérience", l'actuel N.1 français au classement ATP n'a pas le droit à l'erreur : il devra battre Radek Stepanek pour laisser la France en jeu au 1er tour.

La Coupe Davis est vraiment une compétition à part…

GILLES SIMON
: "Oui, c'est quelque chose de différent. Pour autant, je ne pense pas que cela soit la raison pour laquelle j'ai perdu aujourd'hui. Dans l'ensemble, on a disputé un très bon match. Simplement, Berdych a été un peu meilleur que moi. Il a été plus consistant. Il a bien joué dans les moments importants, où il a passé énormément de premières balles. La victoire lui revient."

Comment avez-vous vécu votre première rencontre sous le maillot de l'équipe de France ?

G.S.
: "J'étais forcément un peu tendu au début. Ce n'est jamais facile d'arriver sur le terrain en Coupe Davis pour la première fois. Mais je trouve que j'ai plutôt bien réagi sur le terrain. On a vraiment fait un bon match, avec un bon niveau de jeu. J'ai des regrets, car je pense qu'il y avait un peu de place pour gagner ce match. En tout cas, ce fut une très belle expérience."

On a le sentiment que le tournant du match se situe à 2-2 au troisième set, lorsque vous vous procurez quatre balles de break sans parvenir à les convertir…

G.S.
: "Bien évidemment c'est au troisième set que le match se joue. J'ai eu beaucoup d'occasions pour breaker au début du troisième. J'en ai à 2-2, puis à 3-3, et puis finalement, je ne les convertis pas. Ça change la donne. Comme ce fut long sur son service, j'ai reculé un peu, j'ai arrêté de lui rentrer dedans comme je le faisais bien depuis un moment. C'est devenu beaucoup plus compliqué par la suite. Heureusement, je me suis repris pour débreaker et revenir. Mais par la suite, j'ai joué un mauvais tie-break.

Quel est le sentiment qui prévaut au terme d'un tel match ?

G.S.
: "C'est vraiment de la déception. Je voulais gagner ce match… et je l'ai perdu. Voilà."

Vous avez beaucoup parlé avec votre capitaine pendant la rencontre. C'était nouveau pour vous…

G.S.
: "Oui, c'était nouveau, cela nous a permis d'échanger. C'était vraiment intéressant. Si dans les moments délicats, j'ai ensuite été capable de revenir, c'est parce que c'est plus facile lorsque l'on a quelqu'un sur la chaise à côté de soi. Ça s'est très bien passé avec Guy, il y a juste la déception de la défaite."

L'hostilité du public a-t-elle été difficile à gérer ?

G.S.
: "Ce qui est le plus dur à gérer, c'est lorsqu'il y a un manque de respect. Après, une ambiance chaude en Coupe Davis, c'est normal. C'est ce à quoi je m'attendais. Je n'ai pas perdu à cause de cela aujourd'hui. Simplement, à un moment du match, il y avait un peu de place pour passer, malheureusement, j'ai laissé passer ma chance et je n'en ai pas eu d'autres par la suite."

Eurosport


Edit : un peu tard pour poster ça, je sais.
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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Dim 8 Mar 2009 - 17:41


EDF-Simon: "Le sentiment d'être responsable"



08/03/2009 - 18:24

En s'inclinant face à Radek Stepanek dimanche, à Ostrava, en trois sets (7-6, 6-3, 7-6) dans le 3e simple du match du premier tour de la Coupe Davis entre la France et la République Tchèque, Gilles Simon, déjà battu vendredi face à Tomas Berdych, a condamné les Bleus, éliminés dès cette entame. Une responsabilité que le Tricolore assumait tant bien que mal: "Ce qui est dur, c'est d'aller deux fois sur le terrain et de perdre ses deux matches. C'est d'avoir le sentiment d'être responsable de cette défaite. Même si, sur le terrain, j'ai fait ce que je pouvais, j'ai donné tout ce que j'avais du premier au dernier point, je sors du week-end avec deux défaites. Ça fait mal."

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Dim 8 Mar 2009 - 18:22


Simon: "C'est mon poids"



Battu à deux reprises pour ses débuts en Coupe Davis, Gilles Simon regrette surtout de ne pas avoir permis à Jo-Wilfried Tsonga de jouer un match décisif face à la République tchèque (2-3).

Gilles, la déception est-il le sentiment qui vous domine ?

G.S.
: Oui, purement et simplement. La déception de ne pas offrir à Jo l'occasion de nous faire gagner le match. La déception de ne pas aller plus loin dans cette compétition, alors que l'on était tous là. On était super heureux d'être là. On a fait tout ce qu'on pouvait. Au niveau de l'attitude, de l'ambiance, il n'y a vraiment rien à se reprocher. Mais à l'arrivée, il y a la défaite et on ne retient que ça. Ce qui est dur aussi, c'est d'aller deux fois sur le terrain et de perdre ses deux matches. C'est d'avoir le sentiment d'être responsable de cette défaite. Même si, sur le terrain, j'ai fait ce que je pouvais, j'ai donné tout ce que j'avais du premier au dernier point, je sors du week-end avec deux défaites. Ça fait mal.

Radek Stepanek était-il trop compliqué à jouer?

G.S.
: C'est un joueur difficile à maîtriser. Pour autant, sur tout le match, je n'ai rien à lui envier. Simplement, il a répondu présent dans les moments importants de la rencontre. Moi, un peu moins. Et, à tous les moments chauds du match, c'est lui qui est passé. Pas moi. Pourtant, en termes de niveau de jeu, il ne jouait pas mieux que moi.

Vous avez quasiment toujours couru après le score. Vous avez été sans cesse sous pression. Est-ce que cela a joué ?

G.S.
: Oui et non. J'arrivais vraiment à rester concentré sur le moment présent. Ce qui fait mal, c'est de sentir que l'on n'est pas loin, et que finalement, cela ne tourne pas dans mon sens. Même si à l'arrivée, cela fait trois sets à zéro, ce fut un match très accroché, de plus de 2 h 30. Il y avait de l'intensité. J'ai essayé de l'emmener à sa limite. Il n'en était pas loin. Mais je n'ai pas réussi à lui faire franchir.

Avez-vous connu un sentiment de détresse dans le vestiaire ?

G.S.
: Ce qui est dur, ce n'est pas la défaite en elle-même. C'est de regarder mes potes, même s'ils sont derrière moi, et de me dire qu'en perdant deux matches, je les prive de poursuivre l'aventure. C'est mon poids.

Que vous ont dit vos partenaires et amis dans le vestiaire après le match ?

G.S.
: On est très solidaires dans ces cas là. Au-delà de la déception, ils ont essayé de me remonter le moral en me disant que Stepanek avait fait un gros match aujourd'hui. Moi, cela ne me suffit pas. Je n'en ai rien à fou… qu'il ait fait un bon match. J'avais envie de gagner. Je pense que l'on n'a rien à se reprocher au niveau de l'état d'esprit, de l'attitude. On s'entend tous super bien, on a tout donné, on a essayé de se motiver au maximum pour gagner, ce n'est pas passé. Voilà. A chacun de tirer ses leçons personnelles. Je vais avoir mon travail à effectuer à ce niveau là. Mais au niveau de l'équipe, ce n'était que du bonheur.

Il y avait beaucoup d'attente par rapport à ce groupe...

G.S.
: Je la comprends. On a une équipe très forte, en tout cas sur le papier. On avait de quoi passer ce week-end. On aurait eu de quoi passer sur chaque rencontre. On ne cherche pas à fuir nos responsabilités.

N'avez-vous pas, compte tenu de la force de l'équipe, abordé cette rencontre avec un excès de confiance ?

G.S.
: Non, je ne crois pas. A aucun moment. On était confronté à deux joueurs bien classés. On savait que Stepanek était très en forme ces dernières semaines. Même s'il jouait moins bien depuis le début de saison, on savait aussi que Berdych était très dangereux sur cette surface. Il avait gagné le BNP Paribas Masters sur un revêtement identique. On était donc vigilant. On avait confiance en nous pour penser que l'on pouvait gagner ce match là. Mais en aucun cas, on a pensé qu'on allait les "exploser".

Eprouvez-vous un sentiment de gâchis ?

G.S.
: Non, parce que je ne pense pas que l'on ait gâché quoi que ce soit. Il faut aussi souligner la performance de l'équipe tchèque pendant tout le week-end. Les Tchèques ont deux joueurs très forts, très costauds. Ils ont enchaîné tous les matches. Non, on n'a rien gâché, on est juste très déçus.

C'était votre première sélection. Qu'avez-vous appris ?

G.S.
: J'ai appris que dans une compétition comme celle là, il faut d'abord évacuer la pression. Mais ça, je l'ai plutôt bien fait, car au niveau des sensations, c'était vraiment bon durant tout le week-end. En revanche, je n'ai pas réussi à me transcender dans les moments chauds. Si mes passings sont restés dans la bande, si mes attaques sont sorties de cinq ou dix centimètres, il y a une raison. Cela fait forcément très mal pour une première fois de perdre deux matches. J'espère que cela se passera mieux la prochaine fois.

Cela vous laissera-t-il des regrets ?

G.S.
: Forcément. Cela sert même de leçon. On a besoin de prendre des coups dans la "tronche" pour avancer. L'expérience de la Coupe Davis, cela me resservira en Coupe Davis. Et j'ai envie de dire uniquement en Coupe Davis, parce que cela ne m'empêchera pas de jouer mes tournois comme d'habitude. Je vais retrouver des sensations que je connais mieux, que je maîtrise mieux. Je vais essayer de me servir au maximum de tout ce qui s'est passé ce week-end pour avancer.

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Dim 8 Mar 2009 - 18:23

J'ai trop mal pour lui sincèrement No

J'lui souhaite de s'en remettre vite
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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Dim 8 Mar 2009 - 20:35

c'est bien de faire jouer un mec qui n'a pas d'expérience en CD Rolling Eyes pfff n'importe quoi genre Monfils ou Gasquet pouvaient pas bouger leurs C** ! c'est pas parce qu'on est dans le top 10 qu'on joue mieux qu'un top 20, vraiment rien à voir le classement ne veut rien dire !
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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Mar 10 Mar 2009 - 16:55


Interviews > Gilles Simon: "Je suis un caméléon"

Par Jérémy Alen, mardi 10 mars 2009 à 16:00



Nous avions interrogé Gilles Simon avant le week-end de la Coupe Davis. Cela s'est passé à l'Open 13. Il avait livré ses impressions à notre envoyée spéciale Krystel Roche. Voici en intégralité cet entretien dont une partie a été sélectionné pour le numéro 11 de GrandChelem.

Je pense que ça va être une saison très intéressante pour moi. Finalement, mon programme va être assez simple à faire. Si je veux rester dans une dynamique de progression, continuer de monter un peu au classement, je suis vraiment obligé de cibler le tournois du Grand Chelem en grosse priorité, ainsi que les Masters Series. Je vais organiser tout mon programme par rapport à ces tournois-là. On verra bien : peut-être que ça se passera bien, peut-être que ça se passera moins bien… Mais dans tous les cas, je suis obligé de m’organiser de la sorte, car c’est ma seule chance d’essayer d’arriver plus haut.

Tu disais que ton but était de « faire péter » un Grand Chelem. Et que, pour toi, être bon, c’était atteindre systématiquement – ou quasi-systématiquement- le dernier carré voire la finale des gros tournois…

Non, ça c’est être très bon ! Ça, c’est Federer ou Nadal (sourires). Moi, en fait, je fonctionne souvent par rapport à la saison précédente, j’essaye de prendre plus de point dans ces tournois-là que je n’ai pu en prendre la saison passée. Donc voilà : je veux être de plus en plus régulier sur les gros tournois. Bien sûr, essayer de bien jouer également sur les autres. Lorsque l’on décide d’aller disputer un tournoi, c’est pour le jouer à fond. Après, il ne faut pas se cacher non plus : même si ce sont des tournois qui m’ont énormément aidé dans ma progression, même si c’est grâce à ces tournois que je suis sûrement arrivé à ce classement-là, ce ne sont pas non plus ces tournois-là qui me permettront d’aller plus haut. Donc je suis obligé de faire mon programme en fonction. Ça passe par : ne pas jouer de tournois la semaine avant les Grands Chelems, des petites choses comme ça. Epurer un peu mon calendrier. L’an dernier, j’ai gagné un tournoi avant un Grand Chelem, un tournoi avant un Masters Series, et ce sont des tournois que je ne vais pas rejouer cette année. C’est un risque à prendre.

Envisages-tu, en revanche, de t’engager sur d’autres tournois, dans lesquels tu ne t’étais jamais inscrit auparavant ?

Non. L’an dernier, j’ai fait une saison à trente tournois, donc j’ai joué quasiment tous les tournois que je pouvais jouer… Cette année, je vais en retirer quatre ou cinq. Je ne vais pas passer à vingt tournois tout de suite non plus, parce que ce ne serait pas raisonnable, et que j’ai aussi besoin de matches pour me mettre en confiance. Mais je suis vraiment obligé de planifier ma saison dans cette optique-là, si je veux espérer aller plus haut. Après, c’est peut-être un peu plus risqué aussi, et peut-être qu’à l’arrivée ce ne sera pas payant… Mais c’est simple dans ma tête. Je sais ce que je dois faire si je veux avoir une chance d’y arriver.

A ton avis, quel palier te reste-t-il à franchir pour atteindre le top niveau ? Que te manque-t-il ? A quel niveau as-tu la plus grosse marge de progression ? Qu’est-ce qui te sépare encore des tout meilleurs, d’un Federer ou d’un Nadal ?
Je pense que je suis très, très loin de ces joueurs là. Pour une simple et bonne raison : Il suffit de prendre le classement. Pas en termes de places, bien sûr, parce qu’ils sont 1 et 2 et je suis 7. Mais tout simplement au niveau des points. On va prendre les points de Nadal cette semaine : il doit en avoir 14 000, je dois en avoir 4 000. C’est-à-dire qu’il a plus de trois fois mes points. En fait, tout simplement, je regarde un mec qui a trois fois moins de points que moi, combien il est… Il est 150. Donc voilà où il est l’écart (sourire) : il y a autant d’écart entre Nadal et moi qu’entre moi et un mec 150 (rires). Et à l’arrivée, c’est là où l’on se rend compte qu’il y a encore énormément, énormément de boulot à faire. Et qu’il ne faut pas confondre arriver à battre ces joueurs-là une fois, et avoir leur niveau, ce que beaucoup de joueurs ont tendance à mélanger. Ils battent un joueur une fois, et pensent qu’ils sont au même niveau que lui. Non. Battre un joueur à un moment donné sur un terrain, ça reste possible. Ça reste très possible : c’est un match de tennis. Ce n’est pas un coup de poker non plus, ça montre qu’il y a des qualités, mais… Il y a une régularité à avoir. Ça en est la meilleure preuve. J’ai réussi à battre Nadal, j’ai réussi à battre Federer deux fois, et ils ont trois fois plus de points que moi. Donc c’est qu’ils sont encore trois fois plus forts, tout simplement ! Et à chaque fois que je vais les jouer, je vais les jouer pour essayer de gagner. Les ayant déjà battu, je vais forcément jouer en me disant « Voilà, tu as peut-être encore une chance de passer ». Mais à l’arrivée, prétendre que je suis au niveau de ces joueurs-là parce que j’ai réussi à les battre une fois… Non. Ce qui me reste à bosser, ce ne sont pas tellement les matches face à eux, ce sont les autres matches. Je crois que leur grande force, c’est de réussir à passer systématiquement contre des joueurs très forts, entre la vingtième et la trentième place, et de passer net et sans bavure. Des scores sans appel, trois petits sets, contre des joueurs très solides… Là où tout le monde voit un match piège, eux, non, ya pas de piège…

Je ne pense pas avoir perdu un Grand Chelem physiquement depuis un bon moment. C’est-à-dire qu’à chaque fois que je suis arrivé sur les matches que j’ai perdus, avant le match, j’étais bien physiquement, j’étais en jambes, j’avais toutes mes réserves. Cette gestion des matches, des tours d’avant, de la récupération, je commence à l’avoir de plus en plus. Maintenant, c’est beaucoup plus une question de niveau de jeu, tout simplement. D’un niveau de jeu moyen on va dire. Je suis un joueur qui a un niveau de jeu qui évolue énormément en fonction de mon adversaire. Et il faut que je lutte de plus en plus contre ça.

Tu fais le caméléon ?...
Gilles Simon : Toujours. Ça a toujours été comme ça. C’est pour ça que je n’ai jamais senti que j’avais vraiment de limites dans mon jeu : à chaque fois que j’ai joué des joueurs très forts, j’arrivais à m’adapter, à jouer aussi bien que ces joueurs-là. Pour autant, j’ai toujours eu du mal à battre des joueurs soi-disant inférieurs en termes de classement. Parce que mon niveau de jeu moyen n’est pas plus élevé que le leur. C’est juste ça. Ce n’est pas qu’ils me « tirent vers le bas », c’est que j’arrive à le monter certainement plus haut qu’eux, quand le besoin se fait sentir, mais mon niveau de jeu moyen n’est pas au-dessus de celui de ces joueurs-là. Ce qui explique qu’à chaque fois, je passe beaucoup de temps sur le terrain, et que je gagne les matches… Souvent difficilement.

Quels récents progrès t’apportent le plus satisfaction ?
Mentalement je pense. Parce que, de plus en plus, même si les matches sont compliqués, j’arrive à m’en sortir. Et finalement, j’y arrive souvent en élevant un petit peu mon niveau de jeu. Plus simplement en attendant que l’adversaire craque du fond. En rehaussant le mien. Finalement, je gagne de plus en plus de matches comme ça, et c’est ce qui fait la différence. Parfois, un match gagné de manière laborieuse au premier tour peut carrément être synonyme de victoire du tournoi. On ne sait jamais où l’on va s’arrêter, puisque chaque match est différent. A mon avis, ce que je fais de mieux en mieux, c’est gérer mes émotions sur le terrain, mes appréhension, bien jouer quand je suis tendu, même quand j’ai peur, même dans les moments importants. Je commence à être vraiment habitué à ce genre d’émotions, et à savoir comment je vais faire pour m’en sortir, pour passer outre. Déjà, je l’accepte. Je ne suis pas imperméable, pas du tout, mais justement, je l’accepte. Auparavant, je ne l’acceptais pas. Quand j’avais peur, quand je sentais que j’étais tendu avant le match, je me disais « Nan ! T’as pas peur, t’as pas peur, t’as pas peur… ». Tu vois ? Et en fait… Non. Là, maintenant quand j’ai peur… Tu le ressens. Tu te dis « Là… voilà…». Tu sens que tu ne vas pas laisser partir un coup de fusil à la deuxième frappe (sourire)... Accepter cet état, se connaître de mieux en mieux, cela m’a beaucoup aidé. Aussi bien mentalement que physiquement. Thierry m’a beaucoup aidé également dans l’approche des rencontres.

Toi et Thierry (Tulasne), on peut dire que c’est une équipe qui gagne… Vous semblez extrêmement complémentaires, et complices.
On s’entend super bien, et Thierry m’apporte énormément. Je ne me cache pas, surtout pas avec lui. Si je lui dis « Là je joue un match, je me sens moyen… », on en parle, il me dit « Voilà, tu sais comment ça va se passer, tu vas avoir peur, tu vas être tendu au début, c’est normal si tu fais des fautes etc ». Ce qui m’a aidé, c’est le fait de l’accepter et d’en parler, plutôt que de faire l’autruche. Sur tous les plans. Même physiquement. Avant, même quand j’étais fatigué, je me disais « Non, t’es pas fatigué ! Le mec, il est plus fatigué que toi ! T’es pas fatigué ! », pour essayer de me raccrocher à ça… Et maintenant, je l’accepte. Je me dis « Bon, là, tu es moins bien ». Je me pose des constats de base, en me disant « Voilà, quel est mon état ? Qu’est-ce que je fais pour essayer d’arriver à être mieux ? ». Avant, je refusais cet état. Je me disais « Nan, t’es pas comme ça ». Alors parfois, oui, ça aide aussi, et tu arrives à t’en convaincre. Mais c’est sûr de se convaincre à chaque fois… Tu te dis « Non, je ne suis pas fatigué », sauf qu’au point d’après il y a un rallye et tu n’arrives pas à courir… Voilà, il faut apprendre à le gérer différemment.

Penses-tu qu’il y ait des similitudes, en tant que joueurs, entre ton coach et toi ? Lorsqu’il était encore sur le circuit, Thierry était réputé pour avoir un mental d’acier, il fallait vraiment s’accrocher pour lui prendre un point. Et il arrivait à être très solide (10e mondial) sans pour autant avoir de coup qui « sortait du lot » …Vous vous êtes trouvés, en quelque sorte ?
Je pense que dans l’état d’esprit, oui. A la base, on est deux bons guerriers. Lui avait horreur de perdre, moi j’ai horreur de perdre aussi. Donc (sourire)… Il était très solide, sans avoir un coup brillant en particulier. Mais c’était aussi une de ses forces : il le savait. Tous les jours il me dit « Putain, si j’avais eu ton accélération de coup droit j’en aurais fait des tonnes, et toi tu ne t’en sers même pas ! » Mais c’est qu’il est très lucide par rapport à ce qu’était son niveau de jeu. C’est-à-dire que c’est le seul joueur, ou ancien joueur, que je connaisse qui me dit « J’étais 10e. Et ben je ne pouvais pas être mieux ». Il ne se surévaluait pas, et ne se sous-évaluait pas non plus. Il sait pourquoi il est arrivé 10e, il sait pourquoi il était plus fort que les autres, et il sait pourquoi il était moins fort que ceux qui étaient devant et pourquoi il ne pouvait pas les dépasser. Souvent, le plus difficile à garder dans le tennis, c’est cette lucidité justement. Parce que souvent, une petite victoire, un bon tournoi, et le joueur s’enflamme. Voilà, il bat un top 10, en faisant une finale ou en gagnant un tournoi il se dit « Ça y est, j’ai gagné un tournoi, j’ai le niveau de ces mecs-là, je vais y arriver demain ». Et le lendemain il n’y arrive pas, et se rend compte que…ben… Non ! Je crois que le plus important, vraiment, c’est de bien se connaître. A tous les niveaux, au niveau du jeu, au niveau du mental, au niveau du physique, au niveau de sa résistance, au niveau de ses capacités tennistiques. De pas se sous-estimer, ne pas se surestimer non plus. Arriver à bien cerner ce que l’on fait mieux que certains joueurs, ce que l’on fait moins bien que d’autres, pour justement arriver à garder ce que l’on fait de bien, et travailler ce que l’on fait de pas bien. Si le constat de base n’est pas bon, ben… Tu pars sur n’importe quoi.

Te sens-tu beaucoup plus attendu cette année que lors des saisons précédentes ?
Oui je me sens attendu, mais c’est pareil… L’attente, c’est quelque chose qui se gère. C’est un nouveau paramètre, mais cela se gère aussi. De toute façon, quand on progresse et que l’on attend un certain niveau, on est toujours attendu. Federer, qui a treize titres en Grands Chelems est toujours attendu sur chaque tournoi. Nadal, qui a déjà six Grands Chelems, est toujours attendu. Pourtant, on a envie de dire « Ils n’ont plus grand-chose à prouver ». Ben si. Si chaque tournoi on les remet ça en cause parce qu’il y a untel qui a bien joué la semaine avant et qui va soi-disant les battre… Toutes les semaines, ils sont attendus. Donc se dire : « Nan, c’est trop difficile maintenant parce que je suis attendu »… Ça n’a pas trop de sens ! Ce que je veux dire, c’est que Federer et Nadal sont attendus à chaque tournoi (sourire)… et font finale à chaque tournoi ! (sourire) C’est un peu gênant au début, et il y a un moment où l’on s’habitude, et où l’on joue, déjà, tout simplement pour soi, pour essayer d’être le plus fort possible. Et il faut savoir pourquoi on rentre sur le terrain. Je pars du principe que si, quand je vais sur le terrain, je donne tout ce que j’ai, que je joue bien, que je mal, que je gagne ou que je perde… Si je me suis battu du début à la fin, si je fais un mauvais match, ou même si je fais un bon match et que je perds, ben je suis déçu mais voilà, tu perds un match. A part pour les tout meilleurs, chaque semaine on perd. L’an dernier j’ai joué 30 tournois, j’ai perdu 27 fois. Et je le sais avant, que, dans la semaine, il y a certainement un moment où je vais perdre. Donc il ne faut pas non plus se mettre non plus des masses de pression là-dessus en se disant « Ah ! J’ai pas le droit de perdre ! J’ai pas le droit de perdre… », parce que de toute façon on VA perdre, à un moment ou à un autre. Juste essayer de donner le maximum, faire ce pour quoi on est sur le terrain, puis à l’arrivée, des gens qui vous diront que c’était un match pourri ou que vous auriez du gagner, il y en aura toujours. On peut dire n’importe quoi sur un Federer : « C’est fini, sa saison dernière elle était nulle… » Ouais, elle était nulle… Il a gagné un Grand Chelem, a fait deux finales, il a fait une demie… Je crois que je la prends la saison ! Il a fait deux saisons en en gagnant trois, donc maintenant, on a l’impression que c’est normal… Il faut juste ne pas perdre de vue l’essentiel non plus.

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Dernière édition par Cyrielle le Mar 10 Mar 2009 - 17:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Mar 10 Mar 2009 - 16:56

(suite)

Comment appréhendes-tu la saison sur terre battue ?
Je la sens bien. C’est la surface que je préfère, donc aucun problème (sourire).

Pour finir, quelques mots sur Roland-Garros. Chaque année, c’est la même chanson : tu es français ? Tu DOIS réussir du côté de la Porte d’Auteuil. Or chaque année, le bataillon tricolore maigri comme peau de chagrin au fil des tours. Trop de pression, trop d’attente, trop de tout. Là où certains étrangers seraient galvanisés par leur public (parce qu’il faut bien le dire, c’est tout de même fabuleux d’évoluer « à la maison »), les frenchies ont cet éternel blocage. Et le calendrier Atp est si bien fait que l’enchaînement terre-gazon et Roland-Wim est un peu… brutal. Que penses-tu de tout ça ?
Finalement, je pense qu’être un peu plus attendu sur chaque tournoi m’aidera pour Roland. Parce que c’est un tournoi où, forcément, je me mettais de la pression, où j’avais envie de bien faire, même lorsque je n’étais pas attendu, parce que c’est un tournoi qui me tenait à cœur, donc... Quand j’ai de la pression en rentrant sur le terrain, ce n’est pas la pression extérieure. C’est la pression que je me mets moi. L’importance que j’accorde à ce tournoi-là en particulier. Donc il y a des moments où, même je ne suis pas attendu du tout, par personne, je vais transpirer avant mon match parce que j’ai envie de bien faire, j’ai envie de bien jouer. Et si le tournoi, je ne ressens pas qu’il est important ou quoi, même si tout le monde est là à dire « Ahlala ! »… Non. Si je ne le ressens pas, je ne le ressens pas, point. La seule pression que j’ai, c’est celle que je me mets. Forcément, je m’en mets à Roland, car c’est un tournoi que j’ai envie de bien jouer, plus qu’ailleurs. C’est toujours difficile dans les premiers tours. Mais ça peut être incroyable quand ça commence à bien se passer et que l’on a ses repères.

"La Chose" (Quatre fantastiques), cela t'a plus ?

« Ben... Surpris déjà, pour commencer. (sourire) La chose... J’ai vu le film : la Chose, il casse tout, il tape partout, il est costaud… Je n’avais pas l’impression que c’était moi ! Mais à part ça… Faire un truc sur les 4 fantastiques alors que dedans il y a une femme invisible… Forcément, celui qui sera la femme invisible, bon, tu ne sais pas trop comment le prendre… C’est difficile. Je ne sais pas si c’était une super bonne idée. Maintenant voilà, au moins, ils ont tenté quelque chose. (sourire) »

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Lun 30 Mar 2009 - 10:32

Les réactions

Gilles Simon (FRA, qualifié pour les huitièmes de finales) : «C'était un bon match qui aurait pu être tranquille si je l'avais bien entamé. C'était plus dur que contre Hewitt, mais ça s'est bien passé à partir du moment ou je me suis installé dans le match. J'étais nerveux au début, de mauvaise humeur et j'avais mal dormi, j'ai eu du mal à trouver le rythme. Ensuite, Rainer a baissé d'intensité et je me suis bien remotivé, j'ai enchaîné deux beaux jeux et ça m'a remis dans le match. Il n'a pas tenu la distance alors que moi je touchais les lignes. J'avais tellement chaud que j'ai changé de tee-shirt, ce que ne m'arrive jamais ! Et j'avais la raquette qui me tournait dans la main à cause de l'humidité.»

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Mar 31 Mar 2009 - 19:58


Les réactions

Gilles Simon, élliminé en huitièmes de finale : «J'ai bien tenu sur les mises en jeu de Jo dans le premier set, spécialement dans le tie-break, c'est ce qui l'a peut-être amené à faire deux doubles fautes consécutives. Mais après je me suis crispé au deuxième set et je le gère mal car c'est le moment où je dois faire la différence après le gain du premier set. C'est de ma faute. On peut dire que je l'ai aidé à se sentir bien sur le court mais lui a bien fait le boulot de son côté, il est allé chercher son match quand même.»

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Jeu 9 Avr 2009 - 17:50


Simon : «Je dois cadrer mon jeu»



«Je n'ai pas l'habitude de me cacher.» Gilles Simon n'est pas joueur à user ou abuser des litotes et des faux semblants. Le numéro 7 mondial dit ce qu'il pense et il pense vite et bien. Avec son nouveau statut de Top 10 cette saison, il a «toujours envie de bien faire» et il estime avoir donné trop d'importance à chaque tournoi ce qui ne «l'a pas du tout aidé à [s]e décomplexer». De son premier quart de finale en Grand Chelem en janvier en Australie en passant par trois défaites douloureuses, le numéro 1 français passe en revue son début de saison et son jeu. Dans une deuxième partie, il évoque la saison sur terre battue.

«Gilles Simon, en début de saison, vous annonciez souhaiter «oser plus». Où en êtes-vous dans cette évolution de votre jeu ?

C'est assez difficile à mettre en place, plus que ce que je l'aurais pensé. Avec mon classement, j'ai eu la sensation en début de saison que chaque tournoi était vraiment important si je voulais continuer à progresser. Finalement, donner autant d'importance à chaque tournoi ne m'a pas du tout aidé à me décomplexer et à frapper un peu plus fort. Maintenant, il y a des moments où c'était quand même bien, par exemple contre Hewitt ou Schüttler. Il faut surtout que j'arrive à cadrer mon jeu. A certains moments, je frappe fort mais je ne fais pas plus de points gagnants qu'en jouant en contre. Il faut arriver à trouver un juste équilibre.

Vous dites que tous les tournois étaient importants. Pourtant en début de saison, vous disiez vous concentrer uniquement sur les Grands Chelems et les Masters 1000. Est-ce que cette stratégie n'a pas eu un effet contre-productif ?
Je ne pense pas avoir perdu plus de matches à cause de ça. Sur le début de saison, j'avais un programme assez chargé. Jusqu'à l'Australian Open où j'atteins les quarts de finale, c'était bien. Par la suite, j'étais en manque de repères et de sensations, mais j'arrive encore à me glisser jusqu'en demies à Marseille et à Dubaï. Je ne suis pas en manque de victoires, je ne suis pas pleinement confiant dans mon jeu, mais cela allait plutôt bien. J'ai connu un passage un peu plus dur avec trois défaites qui m'ont fait mal : la défaite contre Djokovic (Ndlr : défaite 3-6, 7-5, 7-5 à Dubaï en demi-finale) où je peux vraiment gagner ce match. Cela peut être important. Si je gagne le tournoi, ce n'est pas pareil, c'est pas mal de points. Puis il y a eu les deux défaites en Coupe Davis. Mais je sais qu'il existe des passages durs. Dans une saison, on joue rarement bien dans tous les tournois. Je trouve que, dans cette période où je ne jouais pas si bien, je m'en suis plutôt bien sorti.

Finalement les tournois 500 sont plus importants que prévus ?
Les 500 sont quand même importants. A chaque fois que je dispute un 500, cela m'enlève un résultat. Je ne l'avais pas bien compris comme ça en début de saison. Aujourd'hui, si je joue un 500, cela me retire 350 points. Si je suis en finale, je ne perds pas de points, mais je n'en prends pas. Si je ne joue pas, je garde mes points. Par exemple, à Rotterdam, en perdant au deuxième tour, j'ai perdu 250 points. Ce n'est pas pareil du tout. A l'arrivée, j'ai joué le 500 Dubaï qui est important et le 250 de Marseille, c'est en France, j'ai envie de bien jouer. J'ai tout donné à chaque fois.

«Je peux enfin servir fort comme je veux»

Avec votre nouveau statut de Top 10, jouez-vous davantage pour ne pas perdre que pour gagner ? Avez-vous perdu une part d'insouciance ?

C'est toujours différent. On a toujours envie de bien faire, d'aller loin. Quand cela ne se passe pas comme on veut, c'est là où on se met à reculer. Maintenant je pense que j'ai des choses qui s'améliorent. C'est difficile car il n'y a jamais un écart significatif. Je veux progresser au service. En ce moment, je sers beaucoup mieux. Je n'ai plus mal au bras - ce mal de bras qui m'a gonflé pendant deux mois - je peux enfin servir fort comme je veux et j'ai réussi à faire des matches où j'étais performant sur ma première balle. Mais demain, je ne vais pas me lever et servir comme Roddick à 180 km/h sur la seconde. Chaque année en fin de saison, je me rends compte en regardant les statistiques que j'ai mis 10% de plus d'aces, que j'ai passé un meilleur pourcentage de premières balles même s'il est souvent très bas. Par exemple, je sais que j'ai réussi à être plus percutant sur ma première balle. Dans les statistiques, j'étais dans les dix premiers sur les points gagnés sur premières balles (Ndlr : 10e avec 76% sur 21 tournois, 1er Ivo Karlovic avec 85% sur 12 tournois et 2e Jo-Wilfried Tsonga avec 81% sur 28 tournois). Quand ma première passe, j'arrive donc à être plus percutant. Quand cela revient, je me montre plus offensif. Maintenant il faut que j'en passe davantage (Ndlr : 56% de premières balles en moyenne sur 21 tournois), il y a toujours des trucs à travailler.

Cela rassure de regarder les statistiques car les sensations peuvent être trompeuses ?
Ce n'est pas qu'elles rassurent. Parfois, elles surprennent. J'ai regardé à Miami et j'ai été surpris d'être dans les dix meilleurs parce que je n'étais jamais dans aucune stat du service. Je me dis que je gagne trois points sur quatre quand ma première balle passe, c'est un bon indicateur. Je pense servir beaucoup moins bien que certains et dans les faits, je ne sers peut-être pas moins bien.

«Je n'ai pas l'habitude de me cacher »

Avec le recul, faites-vous la même analyse sur vos matches en Coupe Davis ?

Oui. C'était un moment où je jouais très défensif sur les tournois précédents à Marseille et à Dubaï. J'ai réalisé un match dans la lignée de ce que j'avais fait. J'aurais pu gagner le premier match contre Berdych, mais il a manqué quelques points. Je ne pense pas que c'était des mauvais matches. Sur un match comme ça, si je gagne le premier tie-break puis je gagne le deuxième set (6-4) et finalement je remporte le match en trois sets, on va me dire que "j'ai fait un match super". Ce qui n'a clairement pas été bon sur ces matches, c'est que je n'ai gagné aucun moment clé. Quand on perd quatre tie-breaks, ce n'est pas un hasard. C'est sûrement le contexte, l'enjeu et j'étais aussi dans l'incapacité de produire quelque chose. Soit le mec ratait, soit il me plantait quatre aces. J'étais à la merci de mon adversaire.

Mais vous avez plutôt bien réagi. Certains joueurs s'effondrent après ce genre d'expérience en Coupe Davis.
C'est difficile, mais je n'ai jamais l'habitude de me cacher. Je sais que j'ai ma part de responsabilités dans la défaite de l'équipe, cela me fout une paire de boules. Quand j'y repense, j'ai encore une paire de boules. Pour autant, cela ne va pas m'empêcher de jouer mes matches. Après la rencontre, je suis passé à autre chose, je ne vais pas dramatiser pendant six mois. La prochaine fois que ce sera difficile, ce passera si je dois rejouer. La déception doit être plus facile pour moi que pour les autres. Je le vis dans ce sens-là. On est cinq joueurs là-bas, on a les boules d'avoir perdu, mais je trouve que c'est plus facile pour moi car c'est moi qui ai perdu. C'est ma déception. Ce qui me fait beaucoup de peine, c'est d'empêcher les autres d'avoir un deuxième tour à jouer. C'est ça qui est très difficile. J'ai joué, j'ai perdu deux matches. Je ne peux pas dire que c'est la faute du double. Ce qui me fait de la peine, c'est d'empêcher l'aventure de continuer. Sur les tournois suivants, je ne vais pas mourir. Quand on joue au tennis, il y a forcément des mecs qui perdent. »

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Jeu 9 Avr 2009 - 17:52


«La terre, ma surface préférée»

09/04/2009 07:30



Après avoir évoqué son début de saison (lire la première partie), Gilles Simon évoque son avenir proche avec l'arrivée de la terre battue qui passe d'abord par le tournoi de Monte-Carlo, la semaine prochaine. «C'est la surface que je préfère. De loin. Quand je me sens bien, c'est la surface où je me sens le plus fort», prévient le numéro 7 mondial. Et il ne se voile pas la face sur Roland-Garros. A-t-il davatange de pression Porte d'Auteuil ? «Oui». Et alors ! La pression n'empêche pas l'ambition. Au contraire.

«Gilles Simon, la saison sur terre battue arrive. L'an dernier, vous n'avez pas obtenu des résultats à la hauteur de votre saison sur cette surface. Comment l'expliquez-vous ?

L'an dernier, j'ai connu une période de terre très difficile et très frustrante. J'ai commencé par un abandon à Estoril en me bloquant le dos. J'avais essayé de jouer à Monte-Carlo, mais je n'étais pas du tout en état, j'avais pris 6-1, 6-1 (Ndlr : contre l'Espagnol Ruben Ramirez Hidalgo, issu des qualifications). Je m'étais reposé, je n'avais pas joué à Munich, j'avais repris trois jours avant de disputer Rome, j'avais joué contre Jo (Ndlr : Tsonga). On avait repris ensemble, je gagne 7-6 au troisième set et je perds le match suivant parce que je suis à court de forme. J'ai connu une saison très courte de terre. C'était mitigé. J'ai gagné le tournoi de Casablanca, mais je l'ai payé cash en perdant à Roland-Garros contre Stepanek qui avait très bien joué. Cela m'avait laissé sur ma faim, c'est d'ailleurs pour ça que j'avais voulu retourner à Bucarest en fin de saison (Ndlr : du 8 au 14 septembre, victoire en finale contre Carlos Moya). J'ai conquis deux titres sur terre l'an dernier, mais c'était une saison très hachée, pas satisfaisante.

Estimez-vous être un joueur de terre ?
C'est la surface que je préfère. De loin. Quand je me sens bien, c'est la surface où je me sens le plus fort.

Pourquoi ? Vous sentez-vous 'indébordable" ?
Je me sens difficile à déborder et le service a beaucoup moins d'importance. Quand je me sens bien, je cours bien, je tape bien, je me dis que mon adversaire ne va pas pouvoir s'en sortir en me mettant que des aces. C'est aussi une surface qui peut être terrible quand on ne se sent pas bien car c'est dur de faire des points.

Avez-vous plus de pression à Roland-Garros ?
Oui. Comme à Bercy. C'est l'envie de bien faire. Ce n'est pas du tout l'attente du public ou des médias, je m'en fous. C'est mon attente. J'ai envie de bien jouer. C'est la pression que je me mets. On a l'habitude d'être attendu. Ce n'est pas l'attente extérieure qui me fait réfléchir. Parfois on m'attend à un endroit où je n'ai pas d'objectif majeur. Je pense à Sydney où j'ai joué contre Richard (Ndlr : Gasquet, défaite 6-4, 6-4). Sur ce match, j'ai dit que j'allais essayer de jouer en avançant. On m'a dit c'est un match contre Richard, etc. Je m'en fous, c'est Sydney. A Roland, quand tu es 100e et que tu es dans le tableau, tu as quinze Français devant toi, tu sais que personne ne t'attend. Si tu joue bien, les gens sont contents. Mais si tu perds, il s'attendait à ce que tu perdes. Pour autant, avant le match, tu transpires, tu as envie de bien jouer parce que c'est un truc qui te tient à coeur. Ce qui peut m'aider ici par rapport à Bercy, ce sont les cinq sets, c'est plus long, j'ai plus de temps.»

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Mar 14 Avr 2009 - 11:52


Simon dépité

14/04 13h35 - Tennis, ATP, Monte-Carlo

Gilles Simon était sans concession avec sa médiocre prestation réalisée contre l’Allemand Andreas Beck (7/5 6/1).

«C’est simple, je n’ai rien fait de bien. Il n’y a pas un secteur où je me suis senti à l’aise. A l’échange, je faisais des fautes sans rien tenter. Je n’ai pas passé une première, j’ai dû faire une dizaine de doubles fautes. C’était impossible de gagner ce match dans ces conditions-là», a réagi Gilles Simon au micro de Canal + Sport.

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Mar 14 Avr 2009 - 17:33

Monte-Carlo - Simon : «Un match pourri»



Gilles Simon, défait par Andreas Beck (7-5, 6-1) : «C'était un match vraiment pourri du premier ou dernier point. Je suis le premier étonné. Jouer aussi mal... Rien n'allait ! C'est inexplicable. Je ne me rappelle pas avoir aussi mal joué. Pas de coup droit, pas de revers, pas de service, rien ! J'avais pourtant un bon tirage. Mais aujourd'hui j'aurais perdu contre tous les joueurs du tableau. Ce n'est pas loin d'être un record en termes de médiocrité. J'ai encore besoin d'entraînement intensif pendant dix jours sur terre pour pouvoir être capable de mieux glisser. Je dois encore travailler mon physique parce que lorsque l'échange devient long, je n'ai plus de souffle. Je dois à nouveau m'habituer au type d'effort que nécessite la terre.»

Thierry Tulasne, entraîneur de Gilles Simon :
« Gilles était largement favori. Il devait gagner ce match. En jouant son niveau moyen, il l'aurait battu. Mais il a fait un très mauvais match, certainement le plus mauvais depuis que je le coache, ça fait deux ans et demi. Il manque de repères sur terre, comme tout le monde... Il était tendu en rentrant sur le terrain. Le début de match était correct puis il s'est enfoncé dans quelque chose de négatif. A la fin, il me disait qu'il ne savait plus jouer au tennis ! Une angine l'a aussi perturbé dans son entraînement. On a quinze jours de travail intensif devant nous »

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Jeu 23 Avr 2009 - 14:09


Gilles Simon > "Je me mets cher à l'entraînement"

Par Audrey Riou, jeudi 23 avril 2009 à 15:01

Gilles Simon s'entraîne actuellement sur les courts de Roland-Garros et essaye d'oublier sa cuisante défaite sur le rocher monégasque : "Ca va mieux. Je ne suis plus malade. Je peux encaisser de grosses quantités d'entraînement, ce qui m'a manqué avant Monte-Carlo. Je reprends bien et je me mets cher à l'entraînement (rires). Ca me fait du bien d'être sur le terrain et de faire beaucoup de physique. Je sais que c'est par là qu'il faut en passer pour être au sommet. J'essaie de mettre à profit ma défaite précoce à Monte-Carlo pour m'entraîner très fort pendant ces 10 jours en vue de Roland."

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Mer 29 Avr 2009 - 7:52


Simon: "Ce premier tour est important"

Par Laurent Trupiano, mercredi 29 avril 2009 à 09:47

"Après le couac de Monte Carlo, j'ai éprouvé le besoin de bien m'entrainer sur la terre battue, de retrouver mes marques sur cette surface,ce premier tour est donc plus qu'important pour retrouver un peu de confiance" a déclaré Gilles Simon dont on attend un réveil.

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Jeu 30 Avr 2009 - 7:00


MS-Rome > Gilles Simon : "Deux objectifs : la victoire, et l'attitude"

Par Jérémy Alen, jeudi 30 avril 2009 à 08:08

Gilles Simon, tombeur de Fabio Fognini (6/7(6); 6/2; 6/3) au deuxième tour : "J'aurais bien aimé remporter le 1er au tie-break. Mais c'est vrai qu'en ce moment, c'est un peu plus dur... Je mène 6/2, donc on se dit que ça va passer, mais finalement, ça se joue à pas grand chose : une double-faute finalement redonnée bonne... Et Fabio a été très en réussite par la suite, avec deux bons services sur la ligne, un très beau point à 6 partout. ça arrive... Mais c'est vrai que je n'avais pas besoin de ça (rires). Bon, quand on perd le 1er set, on n'a pas perdu le match. Je me sentais de mieux en mieux et j'ai essayé de conserver le même niveau de jeu jusqu'à la fin. J'ai réussi, surtout au niveau de l'attitude, à rester constant jusqu'au bout de la rencontre, ce qui explique cette victoire.

Après, c'est vrai, je peux jouer mieux que ça. M'exprimer davantage sur le terrain. Mais c'est toujours difficile, quand on sort d'un très mauvais match (défaite à Monte-Carlo face au gaucher (...) allemand (...) Andreas Beck, 7/5; 6/1, ndlr), qui était d'autant plus il y a deux semaines... Du coup cela faisait quasiment un mois que je n'avais pas gagné de match, si l'on compte jour pour jour! Aujourd'hui, il fallait gagner. J'avais deux objectifs sur le match : la victoire, et l'attitude. Sur ces deux points là, ça a été réussi.

Fognini alterne le très bon et le très mauvais. Parfois il ne joue pas du tout, a deux coups droits qui finissent à 20km/h au milieu du filet. Et puis d'un coup, il envoie deux mines qui partent super bien! (rires). C'est pour ça qu'aujourd'hui j'avais besoin d'être vraiment consistant sur mon jeu de fond de court, même sans faire d'étincelles. Le faire jouer au maximum. Même si parfois je n'étais pas bien parce qu'il m'alignait deux points gagnants et que je me disais "Oula! C'est difficile", ces deux points gagnants étaient souvent accompagnés de deux fautes. Il fallait que je reste vraiment concentré sur ce que j'avais à faire.

Depuis Monaco, j'ai travaillé en essayant de retrouver mon jeu de terre, mes déplacements, enchaîner les échanges. Même si aujourd'hui ce n'était pas ça, à ce niveau-là... A certains entraînements, je me sentais bien, dur à déborder. Là, j'ai du mal, parce que je suis tendu. Et quand on est tendu, les jambes fonctionnent moins bien, la glissade est un peu approximative, on retient les coups. Je vais essayer de poser un peu plus en match ce que je fais à l'entraînement.

Mischa Zverev? C'est un joueur que je connais bien. Cela fait un moment qu'il est là. Même si je ne l'ai jamais affronté, je m'entraîne souvent avec lui. Pas plus tard qu'il y a trois jours d'ailleurs encore. C'est un joueur très talentueux, qui vient souvent chercher les points au filet. Un gaucher, qui a un bon petit talent, et n'est pas facile à maoeuvrer car il a un jeu particulier, très porté vers l'attaque en général. Il faudra juste essayer de jouer comme d'habitude. Frapper fort du fond, pour ne lui laisser aucune ouverture. Je vais essayer de poser mon jeu, et je verrai bien ce que cela donnera.

Par Krystel Roche en direct de Rome

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Ven 1 Mai 2009 - 7:51


«Un peu à la rue»

Déçu par sa défaite contre Mischa Zverev (6/4 6/1) en 8es de finale à Rome, Gilles Simon regrette une certaine crispation dans son jeu ces derniers temps. Le Niçois veut désomais enchaîner les matches et retrouver le plaisir qui lui permettra peut-être de briller à Roland-Garros.

par Krystel Roche, le 01-05-2009

A Rome

Gilles, comment avez-vous vécu ce match ? Vous ne sembliez pas à l’aise sur le court…
Gilles Simon : Pas très bien effectivement. J’étais tendu, j’avais du mal à bien jouer. Et face à un joueur solide, comme Mischa l’a été aujourd’hui, j’étais loin de pouvoir gagner. J’ai l’impression de perdre beaucoup d’énergie inutilement sur le terrain. Je suis très attentif, je pense trop ! Sur ce match, le problème, c’est que je n’arrivais pas à lui faire mal. J’avais de bonnes balles d’attaque, à hauteur d’épaule, comme j’aime… Mais ça ne partait pas.

Un scénario semblable à celui de Monte Carlo, en quelque sorte…
Gilles Simon : Oui. C’est un peu ça. J’essaye, mais vraiment, ça ne vient pas. Ça commence avec un petit break, je joue bien mes jeux de service mais j’ai du mal à débreaker. Au début du second, quand ça commence à défiler pour lui, je n’arrive pas du tout à stopper la série, à revenir dans le match. C’est assez frustrant…

C’est la crise ?
Gilles Simon : Ce n’est pas joyeux. Mais on sait qu’en tennis, ça peut aller vite. J’ai fait de bonnes semaines d’entraînement, même si je n’ai pas du tout réussi à retranscrire sur le court ce que j’avais travaillé. Je vais essayer de me rajouter un tournoi la semaine prochaine, pour jouer un peu plus de matches, arriver sur le terrain avec plus de confiance en mon jeu.

Eprouvez-vous des difficultés plus particulièrement sur terre battue ?
Gilles Simon : Je ne pense pas que ce soit la terre battue le problème. Après, peut-être que ça le fait ressortir un peu plus, car il y a beaucoup d’échanges de fond de court et que, quand je me crispe, je n’ai plus aucune solution. Mais voilà, je le sais très bien : sur terre, je peux alterner le très bon et le très mauvais. En ce moment, je suis plutôt dans le «pas bon»… Mais je vais essayer de refrapper, me sentir à l’aise à nouveau. Car quand je suis bien dessus, quand je commence à avoir confiance et bien frapper, je suis difficile à battre sur cette surface. Là, face à un adversaire solide, qui n’a pas fait de fautes, a su venir au filet de temps en temps, je n’avais aucune solution. C’est toujours un peu plus difficile d’accepter la défaite alors que tu joues un qualifié en huitièmes de finale et que tu as toutes les cartes en main pour l’emporter. Mais là, je n’arrivais tout simplement pas à poser mon jeu.

Crispation, un mot que nous n’entendions presque pas dans votre bouche auparavant. Et cela fait plusieurs semaines qu’il revient dans votre discours…
Gilles Simon : Sûrement. J’ai envie de bien faire. J’ai l’impression d’avoir des tableaux assez ouverts, j’ai envie d’essayer d’en profiter. Malgré ça, je n’y arrive pas. J’ai réussi à bien me reprendre au premier tour, après la perte du premier set qui m’avait fait mal. Mais aujourd’hui, je n’ai pas été capable de le refaire. Et j’avoue que, du coup, en ce moment, je prends vraiment beaucoup moins de plaisir dans le jeu… C’est pour cette raison que je vais essayer de rajouter un maximum de tournois, de faire quelques matches en plus pour retrouver le jeu qui me fait plaisir.

Avez-vous la sensation d’être aujourd’hui une cible pour les autres joueurs du circuit ? Et si oui, cela joue-t-il ?
Gilles Simon : Non, je ne pense pas. Je pense que, justement, c’est un peu à mon avantage d’arriver en tête de série. Je l’ai bien ressenti contre Beck à Monaco, et ici : sur les premiers jeux, l’adversaire fait encore quelques fautes, est encore un peu timide. Malgré ça, je n’arrive pas à en profiter ! Et sur ces deux matches, c’est la même chose : au bout d’un moment, le joueur en face se décomplexe, commence à très bien jouer, tandis que moi je suis un petit peu à la rue. Je pense qu’il faut juste que je retrouve mon niveau. Car quand j’arrive à jouer mon meilleur tennis, je ne suis pas non plus beaucoup plus fort que ces mecs-là. Je suis juste un peu plus fort. Donc quand je ne joue pas bien… Je suis tout simplement moins fort.

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Ven 8 Mai 2009 - 7:57


Simon veut gagner

7/05 21h31 - Tennis, ATP, Estoril

Qualifié pour les quarts de finale après sa victoire sur Fabio Fognini (6/0 7/5), Gilles Simon vise la victoire à Estoril.

«C'est une bonne préparation pour Roland-Garros, le plus grand événement pour tous les joueurs français. Et il est difficile de gagner des matches quand on n'a pas la confiance. C'est ce que j'essaie d'emmagasiner ici. Mon but est de remporter ce tournoi. Mais il me reste encore trois matches difficiles à gagner», a confié le Niçois après le match.

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de presse   Jeu 14 Mai 2009 - 20:47


Madrid - Simon «à bout de nerfs»

14/05/2009 à 22:37:00

«J'ai été faible dans ma tête. Je fais deux mauvais jeux et cela me rend malade. Je suis juste à bout de nerfs.» Après sa défaite frustrante contre Ivan Ljubicic, Gilles Simon ne se voile pas la face et évoque une grande fatigue mentale.

« Gilles Simon, comment expliquez-vous la tournure de ce match ?

C'était bizarre. C'est un match où je suis bien. Lorsque cela se complique un peu, je deviens complètement idiot. Ensuite, cela a vite tourné pour lui. En ce moment, j'ai remarqué que lorsque cela se passait mal, cela se passait mal longtemps. C'est ce qui s'est passé aujourd'hui. Ce n'est pas tellement le jeu car mon jeu était très bien pendant une bonne partie du match où j'étais patient quand il fallait et je l'agressais quand il fallait. C'est juste qu'à un moment, cela devient n'importe quoi.

Comment analysez-vous cette déconnexion ?
C'est surtout mon cerveau. Ce n'est pas dans mon habitude, mais à un moment j'ai carrément envie de partir du court parce que je n'y arrive plus, je n'arrive plus à me battre. Je n'ai plus du tout le bon état d'esprit sur le terrain. Je le sens, je deviens idiot, mais je n'arrive pas à l'empêcher. Il y a un moment où j'arrive à stopper l'hémorragie en faisant un jeu à 3-0, mais il a une balle de 4-0 et s'il la convertit, cela peut durer encore un petit moment. En ce moment, quand cela se passe mal, j'ai dû mal à l'arrêter. Ces derniers temps, j'ai fait beaucoup d'efforts pour essayer d'aller mieux dans mon jeu et du coup, ma tête est fatiguée, elle ne suit pas.

Quand Ivan Ljubicic égalise à 4-4, avez-vous le sentiment que vous ne pouvez plus gagner ?
Non, il n'y a encore des moments où j'y crois. C'est juste l'impression que cela se passe mal. Il y a toujours des pensées négatives qui arrivent, mais je les balaie normalement. Quand je mène 6-1, 5-0 contre Hewitt et qu'il revient à 5-2, je ne suis pas serein, mais j'arrive à passer au-dessus. Là, je n'y arrive pas.

Est-ce un problème de confiance ?
Non, ce n'est pas le tennis ni la confiance. C'est juste le cerveau. Quand cela s'est un peu moins bien passé à 4-2 puis 4-3, il a suffi de ça pour que cela déconnecte complètement. A 4-4, cela me rend fou. Je le sens arriver et je n'arrive pas l'empêcher. J'ai été faible dans ma tête. Je fais deux mauvais jeux et cela me rend malade. Je suis juste à bout de nerfs. Il y a une série de sept jeux qui part en vingt minutes. Je l'ai laissé revenir qu'il allait le mieux. Si je fais 5-2, le match est terminé. Ce match, c'est moi qui l'ai perdu. Après, il a mieux joué, mieux servi et donné moins de points du fond de court. Mais j'avais toutes les cartes en main pour gagner.

Si ce n'est pas un problème de confiance, est-ce juste une fatigue mentale ?
Oui, je pense que c'est de la fatigue mentale. Je m'en veux, mais je n'arrive pas à me battre. Quand cela se passe mal, je ne passe pas au-dessus. Je me disais : enfin, cela revient, j'ai gagné 6-3, 6-2 au premier tour et là, je pouvais peut-être gagner 6-3, 6-2. Je me sentais bien et tout d'un coup, il est revenu à 4-4. Je me suis dit : Merde, c'est dur. J'avais envie que cela soit facile, c'était dur et je n'étais pas préparé à ça.

Vous n'arrivez plus à vous faire violence ?
Ce n'est pas que je n'y arrive plus. Je n'ai pas réussi sur ce match-là. Je me suis fait vachement violence avec mon jeu ces derniers temps. Là, j'avais l'impression que cela revenait et que je rejouais bien. Trois jeux après, je tombe dans le cauchemar. Je me voyais trop beau, trop vite. Au troisième set, j'essaie de revenir, mais il joue beaucoup mieux. »

L'Equipe

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