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 Itw & Conférences de Presse

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Chupeta


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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Ven 3 Sep 2010 - 15:17

J'compte sur toi PHM smokin

Mes pronos sont déjà "fuckés" alors autant que ça soit un français qui gagne! cheers
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Adeline


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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Dim 5 Sep 2010 - 8:22


Mathieu: "Remonter au classement"

04/09/2010 - 23:50

Devant les caméras de Canal+ Sport, Paul-Henri Mathieu est revenu sur sa défaite concédée samedi soir face à Roger Federer au 3e tour de l'US Open (6-4, 6-3, 6-3): "J’aurai préféré rencontrer Federer un peu plus loin dans le tournoi, c’est dommage. Maintenant, je vais tenter de bien finir la saison et de remonter un peu au classement pour redevenir tête de série sur les grands tournois."

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Cyrielle


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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Ven 24 Sep 2010 - 14:50


Open de Moselle > Paul-Henri Mathieu : « A quelques millimètres près »

Par Pauline Dahlem, jeudi 23 septembre 2010 à 09:34

Déçu mais lucide, Paul-Henri Mathieu a fait l’analyse de son match perdu 4/6 7/6[5] 7/6[3] face à Richard Gasquet hier soir à Metz.

Comment résumes-tu ce match ?

J’étais assez proche, ça s’est joué à quelques millimètres près au troisième set. Sur une balle de break, je fais un retour qui sort de peu. C’est un match que je méritais de gagner. Après, il a beaucoup mieux servi que moi. Mais je pense que j’étais au-dessus du fond. C’est le tennis. Parfois on joue mieux, mais on perd. Je dois reconnaître que Richard a le mérite d’avoir bien servi dans les moments importants.

Quand tu arrives au tie-break du 3e set, alors que tu as mené tout le match, est-ce que tu te dis « Je vais me faire avoir » ?
Forcément, ça te traverse l’esprit. C’est une surface rapide… (Il souffle) C’est comme ça… (Il souffle encore) J’étais mieux du fond, c’est frustrant.

Malgré cette défaite, tu sembles retrouver un bon niveau de jeu…
C’est vrai. J’avais un bon niveau de jeu moyen sur ce match. C’est en tout cas bien mieux que cet été où je n’avais plus trop de sensations, plus vraiment de repères. Aujourd’hui, je bouge mieux sur le court à nouveau. L’envie revient aussi. Mon jeu se met en place. Il me manque quelques victoires et la confiance qui va avec pour revenir.

Tu étais seul (sans coach) sur ce tournoi ?

Oui. Un copain est venu me voir mais sinon je suis seul. C’est pareil, là je pars en Asie seul. C’est un peu difficile. Il ne faut pas croire que notre vie est toujours géniale. Là je pars en Asie puis en Russie pour une durée d’environ 4 semaines, le tout en solo. Je vais aller faire les qualifs à Pékin, je sais que Gilles (Simon) fait le tournoi mais il va arriver plus tard dans la semaine, je serai donc seul au début.

Tu vas donc prendre l’avion seul (Rires) ?
Oui (Sourire). Le plus dur, c’est quand même de dîner seul. Voilà, il y a des moments difficiles comme ça, il faut parfois repasser par là. Je vais essayer de retrouver quelqu’un pour me suivre un peu plus tard dans la saison.

Tu retournes de manière très agressive, en avançant. Et en plus c’est efficace. C’est quelque chose de nouveau dans ton jeu que tu as mis en place récemment ?

En fait, je retournais comme ça au début de ma carrière. Cet été je ne sentais plus trop mes retours mais j’ai retrouvé la confiance dans ce coup petit à petit. Je suis bien agressif sur les secondes balles, j’essaie de la prendre tôt.

Cela contraste un peu avec Richard (Gasquet) qui recule pas mal sur les secondes…
Oui, je pense que si on rajoutait 4m de rab au fond de court, il reculerait encore (Sourire). C’est dommage parce qu’il peut faire de bonnes choses au retour.

Comment voyez-vous votre fin de saison ?
Cette victoire m’aurait fait du bien, c’est sûr. Mais il faut d’abord que je retrouve mon niveau de jeu, et les victoires suivront. Il faut continuer à s’accrocher et une semaine, ça passera.

Pauline Dahlem, aux Arènes de Metz

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Cyrielle


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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Dim 9 Jan 2011 - 11:12


Champion : « PHM doit régler ses soucis de santé »

JS | RMC.fr | 04/01/2011

Tout nouvel entraîneur de Paul-Henri Mathieu, Thierry Champion est revenu sur les blessures qui perturbe le début de saison de son joueur : « Le plus important pour Paulo, c'est de régler ses soucis de santé. Il n'a pas été épargné ces deux dernières années. Là, je pense qu'il est en voie de guérison. Il est capable de tenir des sessions de deux d'entraînement et il tape bien la balle. L'ambition, c'est d'arriver à ce qu'il puisse jouer deux ou trois semaines de tournoi de suite sans se blesser. », a expliqué Thierry Champion.

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**************

PHM : « Apercevoir le bout du tunnel »

J.S. | RMC.fr | 05/01/2011

Paul-Henri Mathieu a plongé au classement ATP. Le Français n’est plus que 97e après une année 2010 catastrophique. S’il a toujours mal à un genou, il espère relancer sa carrière avec Thierry Champion. A-t-il cru à une fin de carrière à 28 ans : « Il y a des moments qui sont forcément difficiles. On a l’impression qu’on ne verra jamais le bout du tunnel. J’espère que je suis en train de l’apercevoir et que je pourrai oublier 2010. Je ne suis pas encore à 100% mais je récupère bien. J’ai toujours quelques douleurs mais c’est en bonne voie de guérison. Je me tâte pour aller en Australie. Si je n’ai pas d’alerte, je vais tenter le coup. »

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Sam 26 Mar 2011 - 19:24


Paul-Henri Mathieu : “Tout ce que je veux, c’est pouvoir courir”

Opéré de la jambe gauche il y a quinze jours, PHM s’attend à une longue rééducation, en espérant revenir plus fort.


En attendant de pouvoir rejouer, Paul-Henri Mathieu pourrait être consultant à Roland-Garros en mai prochain SIPA

Il nous a reçus dans ce qu’il appelle son « pied-à-terre », à Boulogne. Mercredi, alors que l’été s’était déjà invité au troisième jour de printemps, Paul-Henri Mathieu est resté une fois de plus enfermé dans son appartement. « Je ne peux pas me déplacer », nous avait-il prévenu. Appuyé sur ses béquilles, il nous a ouvert la porte puis a accepté de revenir sur cette lourde opération, effectuée il y a quinze jours, qui le contraint d’ores et déjà à zapper la saison 2011. A 29 ans, l’Alsacien, redescendu à la 95e place mondiale, ne se voit pas mettre un terme à sa carrière, mais il ne sait pas s’il pourra rejouer à son meilleur niveau.

La décision d’opérer

« J’avais mal au genou depuis plusieurs mois, mais lors d’un match à Bâle (le 3 novembre 2010 face à Florian Mayer, NDLR) j’ai senti d’un coup une douleur interne. C’était le point de non-retour. Je ne pouvais plus jouer. J’avais mal en marchant, en montant les escaliers. Au quotidien, c’était douloureux. Mon genou a gonflé et le gonflement n’est jamais parti. Tout ce que je voulais éviter, c’était l’opération. J’ai fait beaucoup de soins. Je me suis reposé et j’ai essayé de rejouer, mais chaque fois, la douleur revenait. Quoi qu’il arrive, je devais me faire opérer maintenant ou dans quelques années. Si j’avais attendu, j’aurais dû arrêter ma carrière tout de suite. »

L’opération

« C’est une ostéotomie tibiale. Ils ont cassé l’os et un peu redressé l’axe de ma jambe pour soulager le compartiment interne où j’avais le cartilage abîmé. Ça a été douloureux pendant plusieurs jours, surtout à l’hôpital. Là, depuis un ou deux jours, ça va mieux. Il faut attendre que l’os se consolide. C’est pour ça que j’ai une attelle. Je vais avoir des séances de kiné quatre fois par semaine, des exercices et de l’électrostimulation pour essayer de ne pas trop perdre de masse musculaire, déjà fortement entamée. Au bout de six ou sept semaines, j’irai dans un centre de rééducation, et ensuite, ce sera de l’entraînement physique. Mais je vais essayer de ne pas précipiter les choses. »

Le retour

« Ça va être difficile pour moi de rejouer cette année. Quand on voit l’état de ma jambe, il vaut mieux ne pas se donner de date. Ça ne sert à rien de se presser. Je vais faire la rééducation comme on me l’a prescrit. Tout ce que je veux, c’est pouvoir courir à fond en ayant le moins de douleurs possibles et que ça me permette de jouer encore quelques années. L’avenir est flou. Ça va dépendre de ma récupération. J’ai fait l’opération en espérant pouvoir rejouer, mais on n’est jamais à l’abri du pire. »

La carrière

« J’ai eu une carrière mouvementée. J’ai vécu beaucoup plus de moments difficiles que de moments agréables. J’ai fait énormément de sacrifices depuis le plus jeune âge. Je suis parti de la maison très tôt. J’ai eu beaucoup de blessures. Je n’ai pas été épargné. Heureusement, les moments qu’on peut vivre sur un court ou dans les grands tournois effacent tout cela. »

Par Sylvie Marchal

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Sam 9 Avr 2011 - 12:19

Interview du dernier TM.

(Tennis Magazine / MTF)


Ca fait plaisir de lire qu'il est pas encore prêt d'arrêter.
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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Sam 23 Avr 2011 - 10:56


«Peu de messages de soutien»

Nicolas Cerbelle(Sport24.com)
23/04/2011 | Mise à jour : 11:06 Réagir


Blessé, Paul-Henri Mathieu traverse une période délicate Crédits photo : Panoramic

Réopéré du genou gauche mi-mars, Paul-Henri Mathieu ne sait pas quand il pourra rejouer au tennis. Le Strasbourgeois, quelque peu oublié par ses pairs, en profite pour diversifier ses activités. La sortie de son livre est attendue avant Roland Garros, où il sera consultant.

Sport24.com : Paul-Henri, comment allez-vous depuis votre dernière opération du genou gauche ?

Paul-Henri Mathieu : Cela fait maintenant six semaines que je me suis fait opérer. J'ai une atèle qu'on devrait m'enlever dans les prochains jours. J'ai encore des béquilles. Je pense que je vais les garder jusqu'à ce que je remarche normalement, encore quelques semaines. Mais, je vais commencer la rééducation dès que je n'aurai plus d'atèle.

Sport24.com : L'opération était-elle obligatoire ?

Paul-Henri Mathieu : Oui, je ne pouvais plus jouer depuis novembre (Ndlr : PHM avait dû déclarer forfait au deuxième tour du tournoi de Bâle contre Viktor Troicki). J'avais déjà des douleurs l'année d'avant. C'était irrémédiable. Je n'arrivais plus à m'entraîner.

Sport24.com : Quelle était la nature exacte de cette opération ?
Paul-Henri Mathieu : C'était une ostéotomie tibiale. J'ai un problème au niveau du cartilage. On m'avait déjà enlevé un bout de ménisque il y a quelques années. C'était un problème d'usure.

Sport24.com : Vous êtes-vous fixé une date de retour ?
Paul-Henri Mathieu : Non ! Je n'en ai aucune idée. C'est bien trop tôt pour donner une date. Je vais déjà avoir beaucoup de rééducation à faire pour me remuscler la jambe. L'objectif, dans un premier temps, est de pouvoir remarcher, ensuite courir et ensuite jouer.

Sport24.com : En ces moments difficiles, avez-vous envisagé de mettre un terme à votre carrière ?
Paul-Henri Mathieu : Pas du tout. La question se posait plutôt avant l'opération. Soit je me faisais opérer maintenant et je me donnais une chance de revenir sur les courts, soit j'arrêtais tout en sachant que j'aurais dû subir cette opération dans quelques années. J'ai donc voulu tout essayer : prendre mon courage à deux mains et recommencer tout à zéro.

Sport24.com : Vous vous êtes quand même trouvé des occupations pendant cette période d'inactivité. Vous allez prochainement sortir un livre de conseils*. Comment est né ce projet ?
Paul-Henri Mathieu : En fait, on m'a sollicité pour le faire début 2010 alors que j'avais une pubalgie. La maison d'édition du Chêne m'avait proposé ce projet-là. Et comme j'avais du temps devant moi, j'ai trouvé l'idée intéressante. J'ai donc démarré ce livre en janvier 2010. Même sur le plan personnel, ça m'a fait du bien. C'est un livre de conseils globaux, qui concerne les débutants comme les joueurs confirmés. C'est un livre qui parle de l'Histoire du tennis, de la tactique, de la technique… J'aborde aussi un petit peu la vie sur le circuit professionnel. J'ai pris beaucoup de plaisir à le faire.

Sport24.com : Ce projet a-t-il joué un rôle thérapeutique ? Vous a-t-il fait penser à autre chose qu'au court ?
Paul-Henri Mathieu : ça m'a surtout servi de thérapie en 2010, puisque j'ai fini de l'écrire en février 2011. Il faudrait que j'en écrive un autre pour faire une autre thérapie (rires) !

Sport24.com : France Télévisions vous a aussi proposé un rôle de consultant pendant Roland Garros…
Paul-Henri Mathieu : Oui, je ne commenterai pas de matches parce que c'est un peu long, que je ne l'ai jamais fait et qu'il faut que je fasse de la rééducation, mais je serai tous les jours sur le plateau de France 4 pendant la quinzaine, de 10h00 à 11h00 en direct, pour parler des matches de la veille et de ceux de la journée à venir. De toute façon, je voulais m'occuper l'esprit pendant Roland Garros. C'était soit ça, soit je partais loin pendant quinze jours car ça va me faire drôle de ne pas pouvoir participer.

Sport24.com : Ces expériences pourraient-elle vous aider à préparer votre après-carrière de joueur ?
Paul-Henri Mathieu : C'est difficile, je pense que c'est encore un peu tôt, même si j'ai le temps de me poser des questions en ce moment. Je pense cependant que j'aurai envie de garder un pied dans le tennis, de partager mon expérience, mais je ne consacrerai pas tout mon temps au tennis.

Sport24.com : Gardez-vous le contact avec certains joueurs ? Avez-vous reçu des messages de soutien ?
Paul-Henri Mathieu : Très peu j'ai envie de vous dire ! Pour être honnête, j'en ai reçu mais pas beaucoup… C'est aussi le tennis qui veut ça : c'est un sport très individualiste.

Sport24.com : Guy Forget, le capitaine de Coupe Davis, vous a-t-il passé un petit coup de fil ? J'ai entendu qu'il vous avait adressé un message de soutien alors qu'il commentait le tournoi de Monte-Carlo pour Canal+…
Paul-Henri Mathieu : C'est dommage, je ne l'ai pas entendu ! Vous me l'apprenez. Il faut dire que je n'ai pas Canal+. Mais je suis content de savoir qu'il l'a fait.

* Paul-Henri Mathieu, Renaud Leblond, Tennis mode d'emploi, Editions E/P/A, sortie prévue le 4 mai 2011.

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Ven 13 Mai 2011 - 19:41


Paul-Henri Mathieu : « Les tournois me manquent »

13 mai 2011

Paul-Henri Mathieu observe toujours une période de rééducation depuis son opération du genou intervenue à la mi-mars. Le Strasbourgeois, qui a sorti un livre intitulé "Tennis mode d'emploi" le 4 mai dernier, n’a rien perdu de son âme de compétiteur, alors qu’il occupera pendant Roland Garros un poste de consultant pour France Télévision. Pour SPORTMAG, il confie ses envies de retrouver le haut niveau et de revenir encore plus fort.

Paul-Henri, comment vous sentez-vous depuis votre opération du genou intervenue au mois de mars ?

Ça suit son cours, c’était un peu douloureux au début mais maintenant ça va mieux, il faut le temps de retrouver la marche, de renforcer la jambe, j’espère que tout va vite rentrer dans l’ordre. J’ai de la rééducation jusqu’à la fin du mois de juillet, ce qui fait plus de trois mois de rééducation au total.

Quelle était la nature exacte de votre blessure ?

Je m’étais fait mal au cartilage du genou interne. Les médecins ont pratiqué sur moi une ostéotomie tibiale. L’opération était obligatoire pour pouvoir revenir à la compétition. Je m’étais blessé à Bâle, en novembre dernier, alors que j’avais déjà un peu mal avant. Jusqu’au jour où j’ai senti que je ne pouvais plus jouer du tout. J’ai essayé des soins, mais dès que je jouais 10 minutes, j’avais le genou qui gonflait. Même dans la vie de tous les jours, pour conduire par exemple, ça me gênait. Ça devenait vraiment inquiétant.

Vous êtes-vous fixé une date de retour ?

J’aimerais bien reprendre la raquette sur les courts au début de l’été. Mais c’est difficile pour moi de donner une date. Je ne veux pas me mettre de barrières que je n’arriverais pas à respecter. Pour le moment, tout se déroule bien, je ne pensais pas marcher aussi tôt. Je marche déjà sans béquilles, je n’ai plus d’attelle. Dans tous les cas, la compétition me manque, les tournois me manquent. J’ai vraiment envie de reprendre. Cette blessure, c’était vraiment un coup de massue.

Vous en avez profité pour sortir un livre, Tennis mode d'emploi (sorti le 4 mai aux éditions Epa Eds) …

J’ai mis une année à l’écrire ! On croit que c’est facile, mais ça prend du temps ! Dans ce livre, je m’adresse à tout type de joueur, surtout les débutants qui veulent apprendre sur le tennis. Je parle de l’histoire du tennis, de sa provenance, de tous les aspects qui touchent ce sport. J’explique la gestion des scores, des tournois, la technique, les tactiques, la vie sur le circuit, … Je m’adresse à tous les passionnés de tennis, ou aux jeunes qui le regardent à la télé. Même les joueurs plus confirmés peuvent dénicher deux ou trois astuces. Il y a aussi des anecdotes, des citations. Quand j’étais petit, j’aurais bien aimé avoir un livre de chevet comme celui-ci, l’idée est un peu partie de là. C’était une expérience enrichissante, ça m’a permis de prendre du recul pendant que je ne pouvais pas jouer.

Et vous occuperez un rôle de consultant sur France 4 pendant Roland-Garros ?

Un rôle de consultant « allégé », car je ne commenterai pas les matches. Je serai tous les jours sur le plateau de France 4 en direct pendant Roland, de 10h00 à 11h00, pour parler des matches de la veille et de ceux du jour, dans la bonne humeur. Il y aura des thèmes d’abordés dans chaque émission. Ça va me faire un peu bizarre ne pas pouvoir jouer Roland, mais bon c’est comme ça.

Justement, si vous deviez nous donner vos impressions à quelques jours de Roland-Garros ? Un favori chez les Français ?

C’est très compliqué ! (rires)Il faut prendre en compte les tournois ayant précédé Roland Garros. Il en reste un ou deux selon les joueurs, il faut voir l’état de forme de chacun. Pour l’instant il n’y en a pas un qui s’est démarqué. Selon moi, celui qui a la plus de facilité à s’adapter à la terre battue, c’est Richard Gasquet. Il a un jeu qui s’adapte très bien à cette surface. Il est revenu dans le Top 20 mondial et on n’en parle pas trop. Son niveau de jeu régulier est très élevé. S’il est bien lors des derniers tournois de préparation, il peut faire un très bon Roland Garros. Ensuite, à Paris tout est possible. Les Français sont souvent survoltés.

Survoltés oui, mais aussi crispés par l’enjeu…

Ça va ensemble, c’est un juste-milieu à trouver. Mais on ne verra jamais un Français lâcher un match à Roland Garros. On essaye à chaque fois de tout donner du premier jusqu’au dernier point. Il y a des Français que ça transcende. Gaël a toujours mieux réussi en France (Roland Garros et Bercy) qu’ailleurs. On a tous la pression, on est mort de trouille en rentrant sur le court, mais on aime ça. Moi ça me permettait de me surpasser.

Mettre un pied dans le monde des médias vous permet-il d’avoir un autre regard sur votre sport ?

Un autre regarde non. Ce monde, je le connais déjà un peu. Ce que j’ai envie d’expliquer, si j’en ai l’occasion, c’est comment un joueur fonctionne dans sa tête. Comment ce que l’on dit peut nous toucher. Je suis conscient aujourd’hui que les joueurs de tennis se livrent un peu moins, justement parce qu’ils ont peur, pourquoi ils se méfient. On fait énormément de sacrifices, et on ne fait pas exprès de perdre non plus. Quand on voit des articles difficiles, c’est normal que ça passe un peu de travers. Après, c’est aussi à nous d’avoir le recul suffisant.

Quelque part, préparez-vous déjà l’après tennis ?

Non, franchement, pas du tout. Là je fais ça pour m’occuper en quelque sorte (rires). Pour être honnête, je ne sais pas du tout ce que je vais faire après ma carrière. Actuellement j’ai envie de rester au contact, je suis motivé pour revenir quelques années et repartir au haut niveau. C’est difficile pour moi de dire si je vais retrouver mon meilleur niveau, mais j’ai de nouveau envie de briller en Grand Chelem.

Avec la motivation de revenir encore plus fort ?

Si j’ai la chance de pouvoir rejouer à mon meilleur niveau, j’aurais forcément quelque chose de plus que les autres. C’est souvent difficile d’accepter les blessures, certains ne reviennent pas. C’est dur mentalement, et lors du retour sur le court. Mais si je me sens bien, je reviendrais plus fort, c’est certain.

Propos recueillis par Victor Guilloteau

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Mer 1 Juin 2011 - 20:17


« Je ne fais pas ça pour préparer mon après-carrière »

Publié le 24 mai 2011.

Paul-Henri Mathieu est en lice à Roland-Garros comme... consultant. Opéré du genou gauche, mi-mars, le Strasbourgeois, aujourd'hui 112e au classement ATP, participe tous les jours à « Tennis Club » sur France 4, à 10 h. PHM livre ses impressions télévisuelles.

Paul-Henri, comment jugez-vous vos deux premières matinées dans « Tennis Club » ?

Je ne sais pas trop. C'est difficile de juger. C'est une nouvelle expérience pour moi. Le plateau [avec Cyril Hanouna, Sarah Pitkowski, Tatiana Golovin et des invités] est bon enfant. On parle des matchs de la veille et du jour.

Ce n'est pas trop difficile de se faire une place au milieu de ces habitués des plateaux télé ?
Non. J'ai l'habitude des médias, des micros et des caméras. Quand je joue, j'ai une conférence de presse après chaque match. L'émission est un débat, un talk show.

Mais pour l'instant, on vous sent plus sur la réserve qu'eux...
Je ne connais pas encore trop l'émission. Je ne coupe pas la parole. Je viens pour donner mon avis, dire ce qu'un joueur peut éprouver.

Le commentaire de matchs vous intéresserait-il ?
Je ne sais pas. Je ne fais pas ça pour préparer mon après-carrière. J'espère vivre encore quelques années sur le court. Pour l'instant, je me fais plaisir en débattant.recueilli par F. H.

PHM marche aans béquille et sans problème

Son plâtre enlevé depuis trois semaines, Paul-Henri Mathieu se déplace sans béquille et sans problème. Il retournera début juillet à Saint-Raphaël pour trois nouvelles semaines de rééducation. « Je ne peux donner de date pour mon retour », avoue le joueur pour ne pas entretenir de faux espoirs.

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Mer 1 Juin 2011 - 20:21


Tatiana Golovin et Paul-Henri Mathieu : « Aucun Français n’est capable de gagner »

Publié le lundi 23 mai 2011 à 17H45


Tatiana Golovin et Paul-Henri Mathieu

Tatiana, c’est votre troisième Roland Garros avec France Télévisions. Etre consultante à plein temps, est-ce une reconversion envisageable ? Et pour vous Paul-Henri Mathieu ?
Tatiana Golovin : Une reconversion, je ne sais pas. Mais c’est vrai que ça me plaît année après année. La première fois, comme pour Paulo, c’était assez difficile. J’ai pris du temps pour digérer tout ça et venir sans avoir la boule à la gorge. J’en profite beaucoup plus.
PHM : Dans ma tête, je suis toujours en pleine carrière. Je suis passionné de tennis depuis tout petit, donc je veux y garder un pied. Mais faire ça à plein temps, non, je ne pense pas. Là, c’est une sensation bizarre d’être là, sans jouer. Mais on connaît bien les joueurs et ce qu’ils peuvent ressentir. C’est bien de faire partager ça à tout le monde.

Vous reverra-t-on prochainement sur un court de tennis ? Tatiana, vous n’avez jamais annoncé officiellement la fin de votre carrière…
TG : (Rires) Ce n’est pas dans un futur proche en tout cas ! Je ne sais pas ce qu’il peut se passer à l’avenir. Pour l’instant, je ne peux pas jouer, mais je n’ai pas envie de me prononcer trop tôt. Au fond de moi, je suis toujours une joueuse de tennis.
PHM : Moi, j’espère vite rejouer et l’an prochain, être sur le terrain et non pas consultant ! Mais c’est difficile de donner une date de retour. J’ai quelques mois de rééducation à venir, je viens à peine d’enlever le plâtre et les béquilles. J’espère disputer quelques matchs en fin d’année, mais avant l’US Open (en septembre), ce ne sera pas possible.

Le grand favori de Roland Garros selon vous, est-ce Nadal ou Djokovic qui semble invincible cette saison ?

PHM : Le seul favori, c’est Nadal. Il a quand même gagné cinq fois ici. Ce serait insensé de dire qu’il ne l’est pas, même s’il a perdu deux fois dernièrement contre « Djoko ». Ce sont eux qui dominent le tennis depuis six mois. Djokovic, il a franchi un cap d’une manière incroyable en si peu de temps.

Est-il surhumain en ce moment ?
T.G : Il est beaucoup trop tôt pour le dire. Six mois, ça paraît long, mais regardez Federer et Nadal, eux ce sont des monstres. Ils sont présents depuis tellement d’années… Djokovic, ce n’est que le début. Il faudra qu’il confirme.
PHM : On en parle beaucoup car sa série est exceptionnelle. Mais il va perdre à un moment et tout va ensuite très vite. On parlera de perte de confiance, etc.

Et Roger Federer alors ? A-t-il encore les moyens de remporter un dix-septième titre du Grand Chelem ou est-il définitivement sur le déclin ?
PHM : Il reste troisième mondial. C’est difficile de l’enterrer. Peut-être qu’il aura du mal à redevenir numéro un car il y a Nadal et Djokovic, mais un tel joueur est capable de gagner un Grand Chelem n’importe quand.
TG : Ils sont trois à être au-dessus du lot. En début d’année, Nadal n’était pas très bien par exemple. S’il l’un des deux n’est pas bien, Federer va en profiter. Même si la terre battue n’est pas sa surface préférée, Wimbledon arrive. Là-bas, ce sera lui le favori.

Personne ne peut contester ce trio ?
PHM : Personne.
TG Les résultats parlent pour eux-mêmes.
PHM : On ne s’en rend pas vraiment compte, mais on vit une période exceptionnelle avec ces trois joueurs. C’est fabuleux.

Un Français peut-il créer la surprise ?
PHM : Aujourd’hui, il faut être réaliste. Aucun Français n’est capable de gagner Roland Garros. Tout le monde attend un successeur à Yannick Noah, mais la concurrence est très forte. Pour gagner, il faut battre deux des trois premiers. C’est extrêmement difficile. Mais un Français en deuxième semaine, voire en quart ou demi, c’est possible.

Lequel ?
PHM : Il a un tableau difficile, mais je voyais bien Richard aller jusqu’en quart. On n’en parle pas trop, mais malheureusement il jouerait Djokovic en huitièmes de finale. Avec Gaël (Monfils), c’est toujours l’inconnu.
TG : J’aurais parié sur Richard également, mais Gaël, ici, joue toujours mieux avec cette ambiance et ce public. Cela dit, c’est Gilles (Simon) qui a réalisé le meilleur début de saison.

La pression de Roland Garros inhibe-t-elle certains Français ?
PHM : Quand on est joueur, on ne s’en rend pas vraiment compte. On est dans notre bulle et on ne prend pas le recul nécessaire non plus. C’est une chance extraordinaire de jouer ce tournoi. La pression, oui, on en a plus, mais on arrive en général à la gérer. Ici, c’est un rêve de gosse. Depuis tout petit, je veux gagner Roland Garros.

Dans le tableau féminin, aucune favorite ne se dégage…
TG : Comme toutes les années. Peut-être Wozniacki, la plus régulière. Mais Sharapova a le plus de potentiel, et Clijsters doit être en forme, mais on ne connaît pas son niveau actuel. La victoire de Schiavone l’an dernier a motivé toutes les filles.
PHM : C’est beaucoup plus ouvert. On a du mal à s’identifier à une joueuse. Les Williams par exemple (qui ne sont pas là cette année) ne jouent que trois semaines par an et gagnent à chaque fois. Mais ce serait bien que Sharapova s’impose. Elle est passée par des périodes difficiles.

Aucune Française ne peut rivaliser ?

PHM : On parle quand même de gagnante…
TG : Dans le tennis féminin, ce qu’il manque, c’est une personnalité.
PHM : Et un peu de constance aussi. Les Clijsters et les Williams sont au-dessus mais ne jouent quasiment plus. Il n’y a plus de grands duels.

Le Tennis Club, sur France 4 tous les matins jusqu’au 5 juin dès 10h

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Dim 25 Sep 2011 - 11:57


PHM sur la bonne voie

Le 25/09/2011 à 10:00 | Mis à jour le 25/09/2011 à 10:55



Opéré du genou gauche en mars, Paul-Henri Mathieu ne sait pas quand il pourra renouer avec la compétition. Mais il a repris la raquette. C'est déjà ça.

On avait quitté Paul-Henri Mathieu à Roland-Garros, à la fois consultant et auteur d'un livre de conseils*. Une manière agréable de prendre son mal en patience. Près de quatre mois plus tard, sa situation a bien changé. «Cet été, j'ai passé trois fois trois semaines au CERS de Saint-Raphaël (un centre de rééducation fonctionnelle, ndlr). C'était du boulot, c'était dur. Pas vraiment une partie de plaisir» reconnaît-il. Paul-Henri Mathieu a le sourire. La raison ? «Depuis deux semaines, je rejoue. Une heure par jour». C'est mieux que rien. Opéré du genou gauche en mars («on m'a tout de même changé l'axe de la jambe» rappelle-t-il), le Strasbourgeois (29 ans) n'en est pas à sa première blessure. «Ce que je suis en train de vivre, c'est incomparable avec ce que j'ai déjà connu, tempère-t-il toutefois. Je ne le souhaite à personne. C'est long, c'est difficile tous les jours, je ne vais pas mentir».

Privé de circuit depuis Bâle, en novembre 2010, l'ex-numéro 12 mondial (aujourd'hui 354e), qui partage son temps entre Paris et Genève, ne veut pas confondre vitesse et précipitation. «Il est difficile de donner une estimation de reprise. Je n'ai moi-même aucune garantie, confie-t-il. J'aimerais bien savoir. J'espère être rétabli pour le début de l'année 2012. Peut-être le serai-je avant... Si je pouvais faire quelques matches avec le TC Paris pour les Interclubs (5 novembre-10 décembre), ce serait bien. Mais il est délicat de fixer des objectifs. Et puis, quand je ne les atteins pas, je suis déçu. Il vaut donc mieux éviter. Pour le moment, je n'arrive pas à courir et j'ai toujours des douleurs. Mais c'est tout à fait normal après une telle opération. Le chirurgien me l'a assuré : tout est en ordre. J'ai récemment tapé avec deux, trois jeunes de l'INSEP. Je tiens le rythme quand on me joue dans l'axe. Je sers aussi. Mais je ne peux pas trop forcer, c'est frustrant.»

Sans entraîneur attitré, même si Thierry Champion lui donne un coup de main quand il est sur Paris, Paul-Henri Mathieu ne perd pourtant pas son temps. «Jean-Marc Dubosc (préparateur physique, ndlr) m'a fait un programme pour le renforcement de ma jambe, bien sûr, puisque j'ai beaucoup perdu musculairement parlant. Mais aussi pour le haut du corps. Je n'ai jamais été aussi au point à ce niveau-là, d'ailleurs», lance-t-il en riant. Paul-Henri Mathieu a choisi de voir le verre à moitié plein. Carpe diem.

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Dim 25 Sep 2011 - 18:42

La photo love1

Contente t'avoir des nouvelles. Smile

Mais ça me rassure pas, j'ai vraiment la trouille qu'il ne revienne pas. No
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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Jeu 6 Oct 2011 - 14:48


Paul-Henri Mathieu: «J'entame une deuxième carrière»

Créé le 05/10/2011 à 19h03 -- Mis à jour le 05/10/2011 à 19h30


Le tennisman Paul Henri Mathieu, à Roland-Garros, le 5 octobre 2011 A.Gelebart/20minutes

TENNIS - Le Français, opéré du genou gauche, est de retour sur les courts à l'entraînement...

A sa démarche, rien n’indique que son genou gauche couine encore un peu. Paul-Henri Mathieu se remet pourtant d’une ostéotomie tibiale, après un début d’arthrose, et revient progressivement au haut niveau. A raison d’une heure par jour, l’ancien 12e joueur mondial s’entraîne à Roland-Garros, en espérant rejouer au plus vite en tournoi. Onze mois après son dernier match sur le circuit ATP, à Bâle.

Comment allez-vous, et quand peut-on espérer vous revoir sur les courts?


Mieux qu’il y a quelques mois… J’ai toujours quelques douleurs, normales après l’opération. Il faut se réhabituer. Les douleurs diminueront petit à petit. Au repos, je ne sens rien. J’ai le genou qui ne gonfle pas. Je n’ai aucune idée de la date de mon retour. La saison prochaine, je l’espère. Mais on ne m’a rien dit. Il y a des semaines où ça va. D’autres moins. Je ne me suis pas fixé d’objectif de retour. Les interclubs 2011, avec le TC Paris, ça va être un petit peu tôt. Si je peux en jouer, je le ferai.

Votre dernier match en tournoi remonte à un an, c’était en novembre 2010. Cela vous manque?

Oui, ça me manque. Les tournois, plus que les entraînements. J’aimerais me préparer avant les matchs, les jouer. Forcément, j’ai fait ça pendant plus de quinze ans. C’est quelque chose qu’on n’oublie pas et qu’on aimerait revivre. Je regarde des matchs à la télé pour l’instant. Je suis les résultats, même sur les challengers.

Dans quel état d’esprit est le PHM qui revient sur les courts? Plus mature?

Plus mature non, je l’étais déjà. Je reviens de loin, forcément. C’est une deuxième carrière qui va commencer. La première est complètement derrière moi. Après une telle coupure, je sais que je reviens de loin. J’aborde les choses différemment. Je serais content d’être sur le court sans douleur, sans me fixer d’objectif. Ça n’a rien à voir avec mes précédentes blessures. Je ne le souhaite à personne. On ne peut pas connaître pire. Plus d’un an d’arrêt, sans savoir quand je vais rejouer… C’est assez rarissime.

Pendant cette période de convalescence, avez-vous pensé à arrêter?

Oui, bien sûr. C’est humain. On se pose la question avant l’opération, après aussi. Est-ce qu’on a la force de recommencer à zéro, surpasser la douleur… Je pouvais arrêter le tennis du jour au lendemain.

A quoi vous êtes-vous raccroché pour revenir?

Je ne sais pas trop, parfois je me le demande. J’ai été immobilisé six semaines. Je ne faisais pas grand-chose. Mais dès qu’on m’a enlevé l’attèle, je me suis entretenu du haut du corps. Puis j’ai attaqué la rééducation. Finalement ça a occupé toutes mes journées depuis six mois. J’ai aussi tapé quelques balles pour garder le contact.

Qu’avez-vous appris pendant cette période sur le monde du tennis?

Quand on est éloigné des courts comme ça, on a plus de recul. Sur le circuit, on est enfermés dans notre bulle sans voir ce qu’il se passe à l’extérieur. Là, je m’en rends compte. Sans être critique, c’est la loi du sport qui veut ça. Ce sont des choses perso. On est enfermés sur nous-mêmes, pas très ouverts avec nos structures. Tout le monde est comme ça. J’en suis conscient, j’étais le premier comme ça. On veut se protéger. Mais je pense qu’on devrait plus s’ouvrir.

Vous ne vous êtes pas senti soutenu par le monde du tennis?

Soutenu c’est un grand mot. Oui et non. C’est la loi de la vie, quand tout nous réussi, il y plus de monde autour de nous et dans les périodes difficiles, il y a moins de monde. Mais bon, ça fait plaisir d’avoir des messages de personnes auxquelles on n’aurait pas pensé. J’ai créé des liens d’amitié avec d’autres aussi.

Vous êtes aujourd’hui 393e mondial. Vous avez le vertige en y pensant?

Le classement, c’est vraiment secondaire. De toute façon je vais finir 0 (non classé…) Mon dernier tournoi c’était à Bâle (en novembre 2010) et je ne vais pas rejouer avant. Donc je serai hors classement. J’aurai un classement protégé d’environ 90e qui me permettra d’entrer dans quelques tournois. Ensuite, je vais demander des invitations à droite à gauche. Je pense que j’arriverai à remonter à un niveau honorable.

Après une si longue période d’inactivité, le corps peut-il repartir au combat aussi facilement que la tête?

Je connais la difficulté des blessures. Je sais que je peux revenir. Je ne suis pas maudit. J’ai un peu moins de chance que certains. Il ne faut pas nier le fait que je suis plus fragile. Depuis le plus jeune âge, j’ai fait tout ce qu’il fallait pour éviter les blessures. Je me suis fait opérer du genou à 17 ans. Je n’ai jamais eu mal et ça ressurgit douze ans après. Quand on commence le sport de haut niveau, ça fait partie du métier. Aujourd’hui, on dit de faire du sport pour rester en bonne santé. Mais à haut niveau, c’est l’inverse. C’est un sport d’usure. Surtout le tennis. Il faut beaucoup s’entraîner. On est usés.

Propos recueillis par Romain Scotto

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Dim 9 Oct 2011 - 16:33


PAUL-HENRI MATHIEU : « POUVOIR REJOUER SANS DOULEUR EN PRENANT DU PLAISIR SERAIT POUR MOI LA PLUS BELLE VICTOIRE »

08.oct.2011

Après une longue période d’indisponibilité, Paul Henri Mathieu est en train d’apercevoir la lumière au bout du tunnel. Avec un nouveau genou, PHM travaille dur pour retourner à la compétition le plus vite possible. Mais cette année au chaud lui a aussi permis de prendre du recul et de poser un regard un peu plus sage sur les objectifs de sa vie de joueur de tennis professionnel. Il est relax, détendu et bavard, et répond volontiers à toute les questions qu’on veut bien lui poser.


Peux-tu nous décrire un des tes entraînements pour qu’on ait une meilleure idée de l’intensité de tes séances de travail?

PHM : Sur le court, je tape sans faire de course. Je fais aussi beaucoup de renforcement musculaire au niveau de la jambe. J’entretiens le haut du corps et je fais énormément de soins kiné.

Mais quand tu tapes, tu mets le maximum?

PHM: J’ai commencé par une demi-heure tous les trois jours, puis tous les deux jours et maintenant c’est quotidien. Pendant heure, je tape dans l’axe, je fais des gammes mais toujours sans course. Je n’arrive pas encore à me déplacer correctement.

Qui te renvoie la balle?

PHM: Ca dépend. Je joue avec des joueurs quand c’est possible, ou avec des jeunes. Quand je suis à Paris, je joue avec Thierry Champion.

As-tu un entraîneur?


PHM: Non, financièrement ça serait compliqué. Depuis que je suis blessé, je n’ai plus d’entraîneur. Je ne suis pas sûr de savoir quand je vais en reprendre un. Il va me falloir six semaines consécutives sans douleur avant de reprendre la compétition, ça correspondra sans doute à cette période.

Quand as-tu mal ? En fin de journée ? Au réveil?

PHM: J’ai mal en jouant. Mais ce sont des douleurs, m’a t-on dit, qui sont tout à fait normales. Il faut que je m’habitue au fait qu’on m’ait changé l’axe de la jambe.

Tes douleurs sont-elles localisées au genou ou est ce que le reste du corps compense?

PHM: Je n’ai pas mal ailleurs car dès qu’ai été mobile, j’ai tout de suite repris la musculation du haut du corps. Je me suis beaucoup étiré, pour justement éviter d’avoir mal partout.

Tu fais d’autre sport en complément?

PHM: Je fais du vélo et quand je peux, de la natation. Mais comme je joue une fois par jour, je ne veux pas trop en faire pour ne pas mettre trop de pression sur mon genou. Tout ça est un peu au jour le jour, ça dépend des douleurs.

On imagine que tu as hâte de retrouver la compétition, mais est ce que la vie du circuit te manque?


PHM: Les matches me manquent mais les voyages, pas trop. Aller sur les tournois, me préparer pour les matches, retrouver le public, oui tout cet aspect me manque.

J’espère être à 100% pour l’Australian Open

Ta compagne va subir un choc quand tu vas repartir.

PHM: Ca va lui faire bizarre effectivement. On avait pris l’habitude d’être souvent ensemble. J’étais chez moi tous les soirs, tous les week-ends. Mais ça va être étrange pour moi aussi. Mais mon amie et moi sommes ensemble depuis 10 ans, et cette année passée ensemble prouve qu’on s’entend bien car finalement c’est une situation à laquelle on n’est pas trop habitués.

As-tu subi des tests anti-dopages pendant ton indisponibilité?

PHM: Non. Mais par contre je reste contraint au système ADAMS, qui m’oblige à dire où je vais être tous les jours pendant trois mois. Tous les jours, je dois être localisable, ce qui est assez contraignant.

Idéalement tu reprendrais où?

PHM: Je ne suis plus à quelques semaines près mais j’espère être à 100% pour l’Australian Open. Mais je ne veux pas non plus me fixer un objectif que je n’arriverai pas à atteindre. La seule chose qui m’importe réellement est de pouvoir jouer à fond et sans douleur. Mais si je démarrais à Melbourne ça me permettrais de faire une saison quasi-complète.

Es-tu un fan de tennis? As-tu suivi le tennis pendant ton indisponibilité ?

PHM: Oui, tout! Pas à la télé car c’est compliqué et pas très bien couvert et en plus je n’ai pas Orange, mais en streaming j’arrive à chopper des bouts de matches. Je suis les résultats tout le temps, de tous les tournois, même les challengers.

Tu as donc suivi la montée en puissance de Djokovic. Ca t’inspire quoi ?

PHM: C’est impressionnant. Il a atteint un niveau de jeu incroyable pour pouvoir dominer Federer et Nadal la même année. Il a vraiment franchi un cap et la Coupe Davis l’an passée a vraiment été un déclic pour lui. Cette année on a l’impression que rien ne peut l’atteindre. J’ai vu la finale de l’US Open. Il joue vraiment bien!

Je ne sais même pas s’il a besoin de s’adapter à la terre battue

Depuis que tu joues, as-tu le souvenir d’une telle domination?

PHM: Federer, quand il était vraiment au sommet, était impressionnant. Nadal, à un moment donné, était injouable sur terre battue.

Nadal, ce n’était que sur terre battue, Novak c’est partout…

PHM: Il y avait autrefois Agassi, qui était polyvalent comme ça, et qui, quand il était dans une spirale positive, était quasi injouable.

Et la défaite à Cordoue? T’as suivi?

PHM: Oui, c’était assez bizarre. On gagné et perdu nos matches très facilement. Les Espagnols se sont visiblement adaptés plus rapidement que nous à la terre battue. C’est la surface sur laquelle ils ont appris le tennis. Ils ont beaucoup plus de facilité à s’adapter à cette surface.

Et Nadal qui le mardi soir est dans l’avion et le vendredi matin met une danse à Richard sur le court, ça t’inspire quoi?

PHM: Le respect, mais c’est dangereux pour le corps. Il avait visiblement très envie de disputer cette rencontre et aussi d’oublier le plus vite possible la finale de l’US Open. Et puis, son jeu s’adapte naturellement à la terre battue, d’ailleurs je ne sais même pas s’il a besoin de s’adapter à la terre battue. Pour lui c’est comme marcher ou faire du vélo, ça vient tout seul.

Combien de Français, penses-tu, ont de sérieuses chances de se qualifier pour le Masters?

PHM: Le mieux placé, c’est Jo. S’il fait une bonne fin de saison, il n’y a pas de raison pour qu’il n’y aille pas. Pour Gaël, ça va être plus compliqué car il joue un peu moins bien cette année. Gilles, lui, doit faire une énorme fin de saison.

Pour finir, une fois guéri, quel tournoi voudrais-tu gagner? Quel classement voudrais-tu atteindre et penses-tu pouvoir remettre le couvert pour un certain nombre d’années?

PHM: C’est difficile à dire. Si j’arrive à rejouer sans douleur et à me faire plaisir sur le court, ça serait pour moi la plus belle des victoires. Une belle quinzaine à Roland est évidemment ce dont je rêve, comme tout tennisman français. Pour ce qui est des années qu’il me reste, j’ai peur que ce soit mon corps qui lâche plus tôt que je ne le souhaite.

On te souhaite de revenir au plus vite et rendez-vous quand t’auras la coupe des Mousquetaires entre les mains.

PHM: Ok on en reparlera à ce moment là!

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Mar 13 Déc 2011 - 17:59


Interview WLT > Paul-Henri Mathieu : "Contre Nadal, vu du court, c’était assez impressionnant"

Par Rémi Cap-Vert, mardi 13 décembre 2011 à 10:56

C'était il y a un mois ; nous avions contacté Paul-Henri Mathieu pour prendre de ses nouvelles et avoir son sentiment sur "Grand Chelem, mon amour". Dans cet ouvrage, nous avons sélectionné deux de ses matches : le premier, pour son niveau de jeu, face à Nadal ; le second, pour le symbole et rendre hommage à son adversaire, face à Gustavo Kuerten.

Le livre "Grand Chelem, mon amour" est disponible. Retrouvez les 40 matches de légendes de la décennie 2001-2011. Un livre de la rédaction de GrandChelem/Welovetennis.

Paul-Henri, on a sélectionné deux matches auxquels tu as participé : ta rencontre avec Nadal, à Roland Garros 2006 (défaite 5-7 6-4 6-4 6-4 - Roland Garros 2006), et celle avec Gustavo Kuerten, le dernier match de Guga à Paris (victoire 6-3 6-4 6-2 - Roland Garros 2008). Tu as un souvenir de celui-ci ? A la fin, tu lui donnes une belle accolade…

Oui, bien sûr. Je savais que c’était spécial pour lui. Son dernier tournoi du Grand Chelem, son dernier match à Roland… En même temps, il ne jouait plus trop sur le circuit. Je savais que j’avais une bonne chance de m’imposer. Mais c’était un moment important pour lui, je ne voulais pas être trop démonstratif. D’ailleurs, ça n’a pas été facile à gérer psychologiquement. Quoi qu’il en soit, j’étais content d’être en face de lui pour son dernier match.

Lors du tirage au sort, qu’est-ce que tu t’étais dit ? « C’est un tirage facile » ? « Je vais jouer une légende en fin de vie sportive » ?

Honnêtement, je savais qu’il ne pouvait pas tenir sur la durée – il avait mal à la hanche – et que j’avais de fortes chances de m’imposer. Dans cette rencontre, ce sont surtout les paramètres extérieurs qui primaient : ce match, à Roland Garros, face à Gustavo Kuerten, pour sa der’…

Tu lui as dit quelque chose de particulier à la fin ?

Que j’étais content d’avoir pu jouer contre lui lors de son dernier match. Un grand bravo, aussi, pour sa carrière. Et qu’il était un exemple pour tous les joueurs !

C’est un joueur que tu appréciais ?
Oui, j’ai énormément de respect pour lui, pour le personnage, pour le joueur, pour la carrière qu’il s’est construite. D’ailleurs, j’ai eu de la chance de l’avoir joué plusieurs fois !

Est-ce que vous ne vous ressembliez pas un peu, avec ce punch en coup droit et en revers…

On n’a pas le même revers – moi, je suis à deux mains –, mais il était très agréable à regarder sur le court. Il avait un jeu atypique ; c’était un attaquant, qui savait tout faire.

Tu te rappelles de l’ambiance dans le stade ?

C’était un peu bizarre, un peu comme un grand match d’exhibition. On a joué le dimanche, c’était un premier tour à Roland Garros, tout le monde me voyait favori… D’ailleurs, quand j’ai gagné ce match, j’avais plus l’impression de devoir refaire un premier tour derrière, que de me qualifier au deuxième. (Rires)



L’autre rencontre que l’on a retenue, c’est celle contre Nadal, en 2006. Avec le recul, Rafa continue de penser que c’est l’un des matches les plus durs qu’il ait eu à jouer sur terre. Ca te surprend ?
C’était un match très intense pour moi, mais pour lui aussi, j’imagine. Il était crevé à la fin, c’est vrai. De toute façon, contre lui, sur terre battue, on est obligé de mettre énormément d’intensité. Tous les points étaient accrochés. Sur les plans psychologique et physique, j’étais à 200%.

On dit souvent que PHM est passé à coté de grands exploits. Est-ce que c’est le match qui t’apporte le plus de regrets ?
Non, pas vraiment ! J’ai perdu en quatre sets, je ne menais qu’une manche à zéro… Disons que je n’étais pas à quelques points de la victoire, même si les sets étaient accrochés.

On en fait trop sur ce match ? Quand on a questionné les gens sur les 40 matches de la décennie, ils nous l’ont souvent cité…
Je pense que c’était un match très relevé. Il y avait un super niveau de jeu, on a fait excellent match tous les deux. Un gros combat physique, beaucoup de points gagnants. Vu du court, c’était assez impressionnant !

Et toi, si tu avais trois matches à retenir sur cette décennie ?
C’est difficile… Quand on est sur le circuit, on ne regarde pas vraiment les matches. Mais il y a la finale à Wimbledon, en 2009, Roddick-Federer. C’était un match énorme ! Je ne connais pas personnellement Andy, mais il méritait de gagner au moins une fois Wimbledon, à mon sens. Là, il fait un super match. Je ne l‘ai pas regardé en entier, mais j’en ai vu une partie. Et puis, évidemment, il y a aussi le Nadal-Federer de 2008…

Qu’est-ce que tu penses de la finale du dernier US Open, Nadal-Djokovic ? Comme Nicolas Mahut, tu dirais qu’on est dans quelque chose d’irrationnel ?

Oui, mais j’ai déjà vu Marat Safin jouer à ce niveau. Il y a une finale à Bercy contre Lleyton Hewitt où il gagne en trois sets (NDLR : en 2002, il l’emporte 7-6(4) 6-0 6-4 contre l’Australien). Marat avait cette capacité à élever son niveau de jeu, comme Novak Djokovic le fait aujourd’hui.

Et les trois plus beaux matches de ta carrière à toi ?

Il y en a un que personne n’a vu : c’était en 2002, à Long Island. Je bats Sampras au terme d’un match énorme (NDLR : victoire 6-3 6-7(7) 6-4). La même année, je joue une super demi-finale, à Moscou, contre Safin (NDLR : victoire 7-6(3) 6-4, sur le numéro quatre mondial). Après, je ne sais pas trop. Il y a Nadal, évidemment. S’il avait joué un poil moins bien, j’aurais peut-être pu gagner…

Tu en es où, aujourd’hui ?
Je m’accroche ! J’essaie de jouer une heure et demie par jour. J’ai encore quelques douleurs, donc il me faut du temps…

Le calendrier ?
Aucune idée. J’espère pouvoir rejouer en Australie. Maintenant, je ne suis plus à quelques semaines près non plus. Je vais voir… Je vais voir quand je me sentirai mieux. Il faut que je sois capable d’enchainer les entraînements et les matches.

Tu auras un classement protégé ?
Oui, je crois que c’est 90 ou 95ème. Mais bon, je n’y aurais droit que le temps de huit tournois, donc ça va me permettre de rentrer dans les Grands Chelems. Ensuite, je repartirai de zéro.

Comment tu te projettes vis-à-vis de la délicate période qui s’annonce ?

Pour moi, c’est secondaire. Mon objectif, déjà, c’est de reprendre les matches et retourner sur le court. Après ce que je viens de traverser – une année sans jouer –, honnêtement, je ne pense même plus au classement. C’est le dernier de mes soucis. Taper la balle, c’est ça qui compte.

Qu’est-ce que tu fais sur tes séances d’une heure et demie ?
Un peu de jeu, des gammes… Pour le moment, je n’arrive pas à me lancer a 100%. Il faut que je revienne petit à petit, que je reprenne confiance. J’ai quelques douleurs, mais je peux taper à fond, servir à fond… C’est bien. Ca veut dire que je ne repartirai pas de zéro une fois que j’aurai récupéré le physique.

Quand est-ce que tu prendras la décision de t’aligner ou non à l’Open d’Australie ?
Je le saurai courant décembre. Si je vais en Australie, c’est que j’ai recouvré 100% de mes capacités physiques. Par contre, c’est clair que je ne serai pas encore préparé à jouer un Grand Chelem. J’irai pour la tête, me faire plaisir, me mettre un peu de baume au cœur et me donner du courage pour l’année qui vient. J’ai raté je ne sais combien de Grand Chelem d’affilée…

Tu veux passer un message à ceux qui te soutiennent, qui te suivent au quotidien ?
A ma copine…

Au niveau de l’entraînement, qui te suit au quotidien ?

Je me débrouille un peu tout seul quand je suis à Paris. Sinon, il y a Thierry Champion qui me suit. Je joue aussi avec des jeunes de l’INSEP. C’est difficile d’engager un entraîneur alors que je ne sais pas quand je vais rejouer. Financièrement, je ne peux pas promettre quelque chose que je ne pourrai peut-être pas donner après.

Parmi les sportifs qui ont eu la même opération que toi (NDLR : au genou gauche), beaucoup ont réussi à revenir à un bon niveau ?

On ne sait pas. On espère… Une intervention chirurgicale garde toujours une part d’inconnue, rapport à la reprise qui suit. On ne sait jamais comment et si on va revenir au haut niveau.

Et ne pas y arriver, c’est quelque chose que tu envisages ?...
Aujourd’hui, je mets tout en œuvre pour rejouer. Si je n’y arrive pas, je serai déçu, c’est sûr. Mais, au moins, j’aurai tout donné et tout tenté. Je me donne les chances de réussir, même si je sais qu’il y a cette possibilité de ne pas réussir.

Tout autre sujet : on te voit, maintenant, en tant que consultant, à la télé ; on te sent très à l’aise, alors que, sur le court, tu parais timide !...

(Rires) Merci. On a tous une personnalité un peu différente sur le court, j’en suis conscient. Moi, ces trois dernières années, j’étais moins bien. Je me posais plus de questions et, forcément, ça se reflétait sur le terrain. Ca, ce sont des choses dont on ne se rend pas compte quand on joue toutes les semaines et qu’on a la tête dans le guidon. Mais, quand on prend un peu de recul, on découvre pas mal de trucs. Tout ça fait partie de la vie d’un sportif de haut niveau, souvent enfermé dans sa bulle.

Tu te plais dans ton boulot de consultant ?
Je prends du plaisir, car je joue au tennis depuis tout petit. Donc, j’aime aussi en parler et retranscrire un peu ce qu’on ressent sur le court ou en-dehors. Quelques fois, les gens ne se rendent pas compte de la difficulté de notre métier. Mais je serais, évidemment, plus heureux si je jouais…

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Lun 30 Jan 2012 - 16:14


Paul-Henri Mathieu: «Je repars de zéro»

Créé le 30/01/2012 à 08h04 -- Mis à jour le 30/01/2012 à 08h28

TENNIS - Absent du circuit ATP depuis novembre 2010, le Français signe son retour lors du tournoi de Montpellier...

Quatre-cent cinquante deux jours que Paul-Henri Mathieu n'a pas tapé une balle sur le circuit ATP. La dernière fois de l'ex-numéro 12 mondial, c'était le 3 novembre 2010 à Bâle. Bénéficiaire d'une wild-card à Montpellier et ne ressentant plus de douleur à son genou gauche après son ostéotomie tibiale, PHM affronte l'Allemand Stebe, 83e mondial, au 1er tour de l'Open Sud de France, mardi ou mercredi.

Paul-Henri, jugez-vous que cette wild-card est un coup de pouce qui vous est fait ?
Oui, c'en est un. La Fédération avait une wild-card et elle me l'a attribuée. Je repars de zéro et ce n'est pas évident de passer par les qualifs où il faut gagner trois matchs [pour entrer dans le tableau principal].

Vous êtes revenu à la compétition au Challenger d'Heibronn, la semaine dernière. Avec quelles ambitions arrivez-vous à Montpellier ?
A Heilbronn, j'étais content d'être sur un court, en compétition. J'ai fait un match en trois sets sans douleur. Gagner importait peu car je reprenais. A Montpellier, je viens dans un tout autre état d'esprit. Je vais essayer de gagner mes premiers matchs sur le circuit ATP.

Les équipes d'Intérieur sport de Canal+ vous suivent. Votre retour sur le circuit à Montpellier annonce-t-il la fin du reportage?
Ils vont me suivre jusqu'à Quimper, la semaine prochaine, et le sujet devrait être diffusé le 10 mars. Ils sont à mes côtés depuis mon opération en mars 2011. Ils ont été là à chaque étape : l'opération, la rééducation, la compétition. C'est moi qui ai proposé le sujet. Souvent [dans les reportages], on met en avant les tournois, les beaux hôtels et l'argent. Là, on montre ce qu'il y a derrière un joueur. On est confronté aux risques de blessures, on les redoute. On voit comment j'affronte la mienne.

Receuilli Par Floréal Hernandez

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Mar 31 Jan 2012 - 20:08


Mathieu : « Du mal à y croire »

Open de Montpellier
JL | rmcsport.fr | 31/01/2012

Après quinze mois d’absence, Paul-Henri Mathieu a réussi son retour à la compétition en s’imposant face à l’Allemand Cedrik-Marcel Stebe (6-4, 6-4), ce mardi lors du premier tour de l’Open de Montpellier. Un succès vécu comme une renaissance. « J’étais un peu ému avant le match. Forcément avec la victoire, cela me rattrape. J’ai eu des hauts et des bas, il y a des moments où j’y ai cru un petit peu moins mais je me suis accroché. J’ai toujours du mal à croire que je suis en train de jouer un tournoi, a-t-il déclaré. Une deuxième étape commence. Je dois essayer de revenir à un bon niveau. Je suis content d’avoir gagné. J’ai du mal à réaliser que je vais faire un 2ème tour. J’ai l’impression que je vais repartir demain et rentrer à la maison. Il faut que je retrouve le rythme des matchs. Physiquement, je me sens très bien et c’est ça le plus important. »

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Sam 4 Fév 2012 - 12:07


Mathieu : « Je ne peux rien demander de plus »

Open Sud de France
JL | rmcsport.fr | 02/02/2012

Défait par Jarkko Nieminen en 8e de finale de l’Open Sud de France (7-6, 6-1), Paul-Henri Mathieu se félicité de ce retour sur le circuit ATP, après 15 mois d’absence. « C’est top, s’enthousiasme-t-il. Déjà je suis ici, je ne peux rien demander de plus. J’ai galéré pendant 15 mois pour revenir. Le premier challenge c’était de revenir sur le court, le deuxième ce sera de retrouver un bon niveau. Ça sera difficile, j’en suis conscient. Je sais que je peux être au contact dans pas longtemps. Si j’arrive à retrouver le rythme j’arriverai, dans les mois qui viennent, à retrouver un bon niveau »

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Mer 15 Fév 2012 - 12:06


PHM : «Je reviens de nulle part»

Tennis - ATP

Opposé ce mercredi à Nikolay Davydenko après sa belle victoire sur Feliciano Lopez, Paul-Henri Mathieu revient dans nos colonnes sur ses quinze mois hors circuit en raison d'une opération du genou gauche. «Ce que j'ai vécu est mille fois plus dur que tout ce que j'avais traversé jusqu'alors (...) Je sais très bien que je reviens de nulle part (...) Quand on gagne, c'est plus un sentiment d'accomplissement. Une victoire n'arrive jamais par hasard. Je me dis que ça valait le coup de traverser tout ce que j'ai enduré. J'ai l'impression d'être récompensé. Et c'est un sentiment très fort, a-t-il confié. Depuis mes ennuis, il y a une force qui m'habite. J'accepte plus de choses qu'avant. Du coup, je repousse mes limites plus loin. Ma victoire sur Lopez, c'est un exemple édifiant (...) Quand on vit pendant des mois au jour le jour, on apprend à raisonner sur le court terme.»

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Sam 31 Mar 2012 - 14:48


P.-H. Mathieu

16 n TENNIS INFO n°439 n Février-mars 2012

“À 33 ou 34 ans, j’aurais mis un terme à ma carrière.”

Il parle d’une voix calme, baigne encore dans la douce euphorie de sa première victoire sur le circuit depuis quinze mois. À Montpellier, Paul-Henri Mathieu est officiellement redevenu un joueur de tennis professionnel. Échanges.

Paul-Henri, vous êtes apparu très ému après votre victoire sur Cedrik-Marcel Stebe au premier tour de Montpellier (6/4, 6/4), votre premier succès depuis Bâle en 2010. On vous a vu pleurer sur le court…


Oui, beaucoup d’émotions se bousculaient… Ça me rattrape encore de temps en temps [La voix se brise]. J’arrive à peine à parler. Je suis tellement content d’être là… J’ai eu des hauts et des bas, des moments où j’y croyais un petit peu moins. Voilà, je me suis accroché, et j’ai encore du mal à croire que ça y est, j’ai repris la compétition. C’est top ! Je ne peux rien demander de plus après toutes mes galères depuis quinze mois.

Pouvez-nous nous rappeler plus précisément ce qu’il vous est arrivé, exactement ?

J’ai été opéré du genou en mars 2011 – à l’époque j’étais éloigné du circuit depuis déjà quatre mois… Au début, on essaie par tous les moyens d’éviter l’opération, jusqu’au moment où l’on se rend compte que c’est inéluctable. Ça n’avait rien d’une opération anodine. Je savais que ça allait m’éloigner du circuit longtemps, sans aucune garantie de retour sur un court de tennis… et à plus forte raison au haut niveau !

“J’ai pu compter sur mon amie, mes parents et quelques copains qui étaient toujours là.”

De quel type d’opération s’agissait-il ?


C’était une ostéotomie tibiale de valgisation. Pour faire simple, j’avais de l’arthrose au niveau interne du genou gauche. On m’a fracturé tibia et péroné pour me redresser la jambe dans l’autre sens.

Combien de temps êtes-vous resté complètement inactif ?

Suite à l’opération, j’ai eu toute la jambe plâtrée pendant six semaines. Après, j’ai recommencé tout de suite à faire de l’exercice. J’ai tapé des balles assis sur une chaise, je suis allé à la salle de gym. Je me suis entretenu le haut du corps. Dans ma tête, j’avais fait cette opération pour pouvoir rejouer, donc je
me suis pris en main très vite, sachant que la reprise allait être dure. J’ai essayé d’y préparer mon corps. J’ai passé une année entière à m’entraîner.

Les médecins vous ont-ils dit, à un moment, qu’il était possible que vous ne rejouiez jamais ?

Oui, avant l’opération. Ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient rien me garantir. Mais une fois parti dans l’aventure, j’ai essayé de ne pas y penser, de rester positif. Une fois la décision prise, il ne fallait pas regretter.

Moralement, quel a été le moment le plus dur ?

[Un soupir] Un peu tous, de manière différente. On va dire… Tout au début, après l’opération, quand je me suis rendu compte que j’allais repartir de zéro. J’avais perdu tous mes muscles. J’ai dû réapprendre la vie quotidienne : marcher, monter les escaliers… Et ensuite quand ça a commencé à aller mieux dans la vie
de tous les jours et quand j’ai vu mon niveau raquette en main, avec toutes les douleurs et courbatures qui allaient avec ! Fatalement, on se demande si ça va rentrer dans l’ordre un jour pour reprendre le sport de haut niveau.

Avez-vous parfois songé à baisser les bras, à dire “j’arrête” ?

Oui. Il serait malhonnête de dire non. Oui ça m’a traversé l’esprit. Ç’a été une remise en question permanente. Mais j’essayais de chasser l’idée sur le champ, et je repartais de l’avant. Dans ces moments-là, il faut s’entourer de gens positifs. C’est très important pour avancer. J’ai pu compter sur mon amie, mes parents et quelques copains qui étaient toujours là, dont certains du milieu du tennis comme Nicolas Mahut. Je me raccrochais aussi à l’actualité et suivais vraiment beaucoup les résultats des tournois,
même des Challengers.

Comment aviez-vous planifié votre retour ?

Dans ma tête, durant toute l’année 2011 j’ai espéré revenir en Australie. J’ai progressivement accepté l’idée que ça serait juste mais je me sentais sur le bon chemin. D’autant qu’avec le recul, recommencer sur des matchs en cinq sets n’aurait pas forcément été une bonne solution. Je me sens vraiment mieux depuis
la mi-décembre. Je me suis bien entraîné, j’ai pris quelques jours de repos ensuite, avant d’attaquer le Challenger d’Heilbronn (Allemagne), mon galop d’essai. J’y allais pour avoir un match dans les jambes avant Montpellier. J’avais forcément un peu le frein à main de temps en temps, je retenais certains coups...
Mais ce tournoi m’a permis de tourner une première page sur le chemin de mon retour.

C’est comme une seconde carrière pour vous…

Clairement. J’ai vécu quelque chose de fort, de difficile. Je suis content de l’avoir surmonté. Ça m’a forcément rendu différent sur le court et dans la vie de tous les jours. Si j’avais eu 33 ou 34 ans, j’aurais tout simplement mis un terme à ma carrière.

“J’avais perdu tous mes muscles. J’ai dû réapprendre la vie quotidienne : marcher, monter les escaliers…”

Vous vous êtes fixé des objectifs en termes de résultats ?


Je veux déjà me sentir bien, pouvoir rejouer semaine après semaine et remonter au classement. Après, ce qui me motive, ce sont évidemment les tournois du Grand Chelem. Et regagner un jour un tournoi du grand circuit. Ce sont ces buts-là qui m’ont permis de tenir.

Est-ce que cette opération va vous contraindre à modifier votre jeu ?


Il est encore un peu tôt pour le dire, mais je me pose la question. Et puis, je viens d’avoir 30 ans. Ce qui est sûr, c’est que je vais devoir changer des choses dans mon approche des tournois et dans ma préparation. Pour le jeu, il me faudra sans doute essayer d’être plus offensif, d’abréger les échanges.

Après une si longue coupure, avez-vous encore une structure autour de vous ?

Pas réellement. C’était compliqué de m’organiser, car je ne savais pas quand j’allais reprendre. Dans ces conditions, je n’allais pas m’engager avec quelqu’un. Dans un premier temps, je vais partir très souvent sur les tournois avec un kiné, Christophe Gaillard, les semaines où il pourra m’accompagner. Et plus tard,
au moment où je sentirai que j’ai besoin de soutien, je me mettrai à la recherche d’un entraîneur. Mais ce ne sera sans doute pas un entraîneur à plein temps.

Comment avez-vous été accueilli par les autres joueurs lors
de votre retour ?


Pour les Français, ça n’a pas vraiment été une surprise. Je ne les avais jamais perdus de vue. Mais les étrangers ont été surpris de me revoir après autant de temps ! J’ai eu droit à pas mal de mots sympas, deux ou trois joueurs sont venus me voir pour prendre des nouvelles. Cela me paraît encore un peu bizarre
d’être ici, mais ça fait plaisir de retrouver tout le monde.

Il y a quelques semaines, vous avez perdu tout classement ATP. Il y a des moments où vous ne vous sentiez plus joueur professionnel, justement ?


Hum… Je me suis plus senti joueur quand j’ai pu recommencer à m’entraîner au tennis et à envisager la perspective de revenir sur le circuit. Mais je me suis toujours senti concerné par les efforts que je faisais. Le renforcement du haut du corps, puis de ma jambe... Tout ce travail intense effectué à Roland-Garros m’a
aidé à entretenir cette idée. Mon année blanche, je l’ai consacrée à mon retour au tennis. Mais oui, d’avoir rejoué un tournoi ATP, je suis réellement redevenu joueur professionnel. Mais il me faudra encore réapprendre beaucoup de choses, dans le jeu comme dans l’approche des matchs. Mais je suis confiant, ça va revenir. Il me faudra plusieurs mois pour retrouver un bon niveau de jeu et un bon classement. Mais pas de souci : après tout ce que j’ai traversé, je saurai être patient !

Quel est votre programme dans un futur proche ?

Tous les Challengers français m’ont proposé des wild-cards. J’en ai accepté quelques-unes avec gratitude, mais dans mon esprit je veux reprendre le plus vite possible sur terre battue. Début mars, je pars faire une tournée sur terre au Maroc. J’aurais pu faire les qualifications de Miami et le Challenger de Guadeloupe, mais c’est un choix personnel. J’ai 30 ans, il ne me reste plus beaucoup de temps pour briller sur terre. Donc cette année, de mars à juillet ça sera terre battue… sauf Wimbledon, bien sûr ! La terre est la surface idéale pour retrouver le rythme, faire des échanges, reprendre mes marques physiquement. Et comme en plus les médecins préfèrent me voir jouer sur terre battue plutôt que sur dur pour ménager
mon genou, tout s’accorde. Je m’octroie juste une pause fin février pour une super raison : je vais devenir papa. Donc cette semaine-là, je reste à la maison !

Propos recueillis à Montpellier
par Guillaume Willecoq

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Sam 31 Mar 2012 - 14:52


Paul-Henri Mathieu : « Je pars de trop loin pour avoir de vrais objectifs »

jeudi 29.03.2012, 05:37 - La Voix des Sports

Absent quinze mois suite à une opération d'une arthrose du genou gauche,l'ex-n° 12 mondial Paul-Henri Mathieu a renoué avec la compétition fin janvier. Il sera en fin de semaine, avec Jérémy Chardy, l'une des attractions de l'open de Valenciennes.

- Comment vous sentez-vous depuis votre grand retour ?


« Je suis déjà content de pouvoir me retrouver sur un court. Je recommence un peu à zéro mais en ayant plus de recul, plus d'expérience. Je sais les choses bonnes à faire, les choses à éviter. »

- Comment avez-vous vécu moralement cette indisponibilité ?

« Dès l'opération, j'ai essayé de mettre toutes les chances de mon côté pour revenir au plus vite et au mieux. Il y a eu des périodes de doute.

L'important était de s'entourer de personnes positives. »

- Avez-vous été soutenu par le milieu du tennis ?

« Chacun est un peu dans sa bulle, j'étais comme ça quand j'étais un joueur, donc je le comprends. Mais j'ai quand même reçu quelques messages de soutien. »

- La blessure est-elle oubliée ?

« Il y a toujours quelques douleurs, ce n'était pas anodin et mon genou ne sera jamais plus comme avant. Mais il faut faire avec, trouver des solutions pour avoir le moins mal. »

- Ça implique une évolution dans votre jeu ?

« J'ai adapté mes entraînements, je fais très attention à la récupération, j'ai dû changer pas mal d'habitudes. Après dans le style de jeu, il est trop tôt pour dire s'il faudra amener des évolutions. »

- À quel pourcentage de vos capacités pensez-vous être revenu ?

« Je suis incapable de le dire. Lors de mon 3e tournoi, à Rotterdam, j'ai battu le 15e mondial, Feliciano Lopez, c'est donc que j'avais déjà retrouvé un très bon niveau. Mais il faut désormais être capable d'enchaîner les matchs, les tournois. »

- Avez-vous déjà défini des objectifs pour les mois à venir ?

« Je pars de trop loin pour me redonner des objectifs. Je suis 421e, mais j'ai un classement protégé à la 96e place que je peux utiliser sur 12 tournois en 2012. Il faut donc bien faire sa programmation. »

- Quelles sont vos attentes cette semaine à Valenciennes ?

« Ça va être un tournoi intéressant qui, je l'espère, va me permettre d'engranger des matchs et de travailler des choses. » •

D. DELPORTE

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Mer 11 Avr 2012 - 18:14


"Je suis content d'avoir repris... avec une victoire"

Ancien 18e joueur mondial aujourd'hui classé 394e, le Français Paul-Henri Mathieu a disposé, mardi, au premier tour du Grand Prix Hassan II de Tennis, du numéro un marocain, Mehdi Ziadi (6-3, 6-1). Il revient sur ce qui était son premier match sur terre battue après un an d'absence sur le circuit à cause d'une blessure...


Le Français Paul-Henri Mathieu./K.Alaoui

Vous étiez vainqueur en 2007 du Grand Prix Hassan II de Tennis, qu'est-ce que cela fait de revenir dans un tournoi qu'on a déjà remporté?

Je suis content de revenir ici. J'étais également là il y a deux ans. C'est toujours agréable de revenir dans un tournoi qu'on a gagné. On a de bons souvenirs.

C'était votre premier match sur terre battue cette saison, quelle appréciation en faites-vous?

C'est mon premier match sur terre battue depuis longtemps parce que j'étais blessé l'année dernière pendant toute la saison. Je suis content d'avoir repris avec une victoire. Je vais essayer de gagner encore demain (aujourd'hui, ndlr).

Quels sont alors vos objectifs pour ce tournoi?

Je vais prendre les matchs l'un après l'autre. Cela fait longtemps que je n'ai pas joué. J'ai fait juste quatre ou cinq tournois cette année. Il faut reprendre du rythme et tous les matchs sont importants pour moi.

Après Casablanca, quelle est la suite de votre programme pour le reste de la saison?

Si j'ai une invitation, j'irai à Monte-Carlo, sinon j'irai à Bucarest...

Au classement, quel est votre objectif à la fin de la saison?

Je suis reparti de zéro et c'est toujours difficile. Le classement, c'est pour moi un peu secondaire. Je pense qu'il faut attendre la fin de l'année prochaine... Cela n'est pas insignifiant mais j'espère aller loin dans les tournois et être assez régulier.

Propos recueillis par Kisito Ndour

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Ven 25 Mai 2012 - 7:49


P.H Mathieu : « Plus les mêmes rêves qu’avant »

Propos recueillis par N.J | rmcsport.fr | 23/05/2012

Vainqueur de Kevin Anderson, 34e joueur mondial (6-1, 6-3) dans le cadre du Trophée Mary Cohr ce mercredi, Paul-Henri Mathieu, 273e mondial, a évoqué son retour vers la lumière, après une grave blessure au genou gauche. « Je n’ai plus les mêmes rêves qu’avant, a ainsi confié PHM au micro de RMC Sport. Aujourd’hui il faut être honnête, je ne savais pas si j’allais pouvoir rejouer un jour. Je suis très heureux de pouvoir rejouer à Roland-Garros (il bénéficie d’une wild-card NDLR). Ce serait prétentieux d’annoncer ‘Je vais battre gros, je vais aller en quart de finale’. La rééducation a été difficile, mais ça l’est encore aujourd’hui. J’ai des douleurs, je dois faire avec. »

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Mar 29 Mai 2012 - 21:55


Tennis - Roland Garros (H) : PHM est «fier»

Mené deux sets à rien par Bjorn Phau (2-6, 4-6, 6-4, 6-3, 6-0), Paul-Henri Mathieu a inversé la tendance pour vivre un grand moment d'émotion sur le court 2. Il savoure son retour.





kitd.html5loader("flash_kplayer_ac6c876519bs");


«Paul-Henri Mathieu, comment avez-vous vécu ces cinq sets sous haute tension ?
J'avais du mal à me rendre compte au début que j'étais bien en train de jouer à Roland-Garros. J'attendais ce moment depuis tellement longtemps... Sentir le public derrière moi m'a vraiment poussé dans le troisième set set jusqu'à la fin. Je les remercie car je n'aurais pas gagné sans eux. Ils m'ont libéré. C'est pour vivre ce genre de moments que je me suis battu pour revenir. Au fil du match, je me sentais de plus en plus léger et je jouais de mieux en mieux.

«Ces trois heures de jeu et cette remontée paraissent peut-être extraordinaires mais franchement c'est incomparable avec tous les efforts fournis depuis des mois.»

Etes-vous étonné de ce résultat après tout ce que vous avez traversé ?

Ma deuxième carrière a commencé après mon opération. Ces trois heures de jeu et cette remontée paraissent peut-être extraordinaires mais franchement c'est incomparable avec tous les efforts fournis depuis des mois. Mais oui aujourd'hui j'ai dû aller puiser au plus profond de moi-même. Je m'étonne oui, mais je me suis battu pour ça.

Physiquement, comment vous sentez-vous après ce match et comment imaginez-vous le prochain tour face à John Isner ?
Là je ne suis pas frais mais ça va quand même, j'ai connu pire ! (sourire) La récupération est plus compliquée avec l'âge évidemment mais j'espère que je serai en état de faire un grand match face à Isner. je ne peux plus m'entraîner aussi dur qu'avant, il faut aussi l'accepter. C'est comme ça. En attendant, je suis fier de pouvoir défier un joueur de ce calibre de nouveau. Cela va être compliqué, il va me mettre sous pression et il ne faudra pas le laisser dicter le jeu. Mais encore une fois, c'est pour vivre ça que je suis revenu.»
Recueilli par Carole BOUCHARD, à Roland-Garros

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MessageSujet: Re: Itw & Conférences de Presse   Jeu 31 Mai 2012 - 21:06


Tennis - Roland Garros : PHM : «C'est indescriptible»

Paul-Henri Mathieu a vengé son meilleur ami, Nicolas Mahut en battant John Isner dans un marathon. Absent des courts pendant quinze mois, il a réalisé un rêve et n'y croit toujours pas.





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«Paul-Henri Mathieu, vous disiez à la fin du match : « c'est pas possible ». Avez-vous réalisé ?

J'avais l'impression que le match ne finirait jamais. Je pensais au match de Nico (Ndlr : Mahut, son meilleur ami, à Wimbledon). Cela m'a traversé l'esprit. J'avais du mal à croire que c'était fini. A l'heure où je vous parle, j'ai toujours du mal à croire que j'ai gagné ce match. C'était vraiment très intense avec une fin de match de rêve. Quand j'étais blessé, je me battais tous les jours en rêvant d'être sur ce court pour jouer des grands matches. Finalement cela m'arrive aujourd'hui.

Aujourd'hui, vous vous dites que cela valait vraiment le coup de s'être battu...
C'est pratiquement indescriptible. Ce sont des moments très forts. J'ai joué tous les Grands Chelems sur des grands courts, mais c'est un des plus grands moments de ma carrière. Surtout après la blessure, je me suis battu pour revivre ça. Même si j'avais perdu, j'aurais passé une journée incroyable sur ce court avec le public derrière moi. Même si je voulais gagner, j'étais prêt à perdre. J'ai plus de recul aujourd'hui. C'est important aussi.

« Même si je voulais gagner, j'étais prêt à perdre. J'ai plus de recul aujourd'hui. C'est important aussi. »

Etes-vous surpris par votre résistance physique ?

Je ne me suis pas entraîné plus de 2h-2h30 depuis plus de deux ans. Je ne savais pas ma résistance physique avant le match, mais je ne me suis même pas posé la question. Après le premier tour, j'avais bien récupéré, je n'avais pratiquement aucune courbature. Je me suis dit : finalement, je suis prêt. Cela fait quinze ans que je joue, mon corps se réhabitue petit à petit. Là je suis un peu fatigué, mais je ne pense pas que j'aurais été plus frais il y a deux ou trois ans.

Avez-vous demandé une tactique à Nicolas Mahut pour contrer John Isner ?
J'ai demandé à Nicolas où il servait sur les balles de break, il m'a répondu : partout (rires). Je lui ai dit : tu rigoles, tu as joué douze heures contre lui, il y a bien un endroit où il sert plus souvent ? Non, non, il sert partout. Il ne m'a pas du tout aidé (rires). Le fait de jouer sur le central m'a avantagé car je pouvais me mettre très loin pour retourner. Je l'ai fait jouer pas mal de coups et ça l'a fatigué en fin de match.

Etes-vous blessé à l'orteil ?
Maintenant je peux le dire, je me suis fracturé l'orteil contre un banc, quatre jours avant le tournoi. Après le match, j'ai deux hématomes sur deux orteils à force de buter contre la chaussure. Mais ça va aller, ils sont un peu bleus. J'ai connu pire (sourires). »
Recueilli par S.D., à Roland-Garros

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